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Cette vidéo illustre à merveille le manque d’originalité sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, on est tous les mêmes.

Vous pensez que ce coucher de soleil vous vaudra un record de likes sur Instragram ? Vous espérez que ce selfie à la salle de muscu sera retweeté un maximum de fois ? Sachez que vous n'êtes – vraiment – pas les seuls !

Un certain Hiérophante, musicien basé à Lyon, a diffusée un clip intitulé "Clichés", relayé par sur le site ChEEk Magazine. L'artiste a compilé un nombre incroyable de photos publiées sur les réseaux sociaux : entre selfies de stars comme Justin Bieber ou Ariana Grande, photos d'assiettes et duckfaces d'anonymes, on se rend bien compte que l'originalité n'est pas vraiment de mise dans le monde virtuel.

Moins de narcissisme que d'instinct grégaire

On est en droit de se demander comment notre usage des réseaux sociaux peut se révéler aussi conventionnel et consensuel. La réponse pourrait se cacher dans le secret de toutes les civilisation : l'instinct grégaire. Ce comportement nous pousse à reproduire les mêmes attitudes que nos pairs, dans le but de nous intégrer, d'évoluer en groupe et, surtout, de survivre.

Si poster une photo sur Instagram n'a rien d'une nécessité vitale, cela répondrait à un besoin d'appartenance qu'on retrouve dans la pyramide des besoins, établie d'après les théories du psychologue américain Abraham Maslow :

La pyramide de Maslow.

La pyramide des besoins d'après les travaux d'Abraham Maslow.

On note que seulement deux besoins fondamentaux précèdent celui d'appartenance. L'amour et l'affection des autres, qu'on tente désespérément de recueillir en usant des réseaux sociaux, fait partie du processus de construction de notre identité.

Finalement, ce n'est pas tant par narcissisme que nous inondons notre timeline de selfies, mais par désir de reconnaissance, de la même façon que nous choisissons (ou pas) notre style vestimentaire, dans le but inconscient de revendiquer une appartenance à tel ou tel groupe social, avec ses goûts, sa culture, ses habitudes, etc.

 

Par Juliette Geenens, publié le 20/01/2016