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Vidéo : pour sa rentrée, Le Petit Journal n'hésite pas à se moquer de Vincent Bolloré

Publié le

par Louis Lepron

Pour sa rentrée, Le Petit Journal s'est gentillement moqué de son nouveau patron, Vincent Bolloré. 

Hier soir, c'était soir de rentrée sur Canal +. Après les évictions en pagaille, les changements d'animateurs et les nouveaux chroniqueurs, la chaîne cryptée a présenté les versions rafraîchies du Grand Journal et du Petit Journal.  Si le premier a tenu à respecter la forme de l'émission précédemment présentée par Antoine de Caunes avec une interview politique du Premier ministre Manuel Valls, le deuxième a fait évoluer certains de ses formats tout en proposant de nouvelles têtes.

On a ainsi pu découvrir Hugo Clément remplacer Salhia Brakhlia pour s'occuper des affres de la politique française; un nouveau concept intitulé "Face Cam" donnant la parole à un inconnu ou encore le premier épisode de Bloqués, le nouveau format écrit par Kyan Khojandi et Orelsan.

Vincent Bolloré façon NWA

Mais pour sa rentrée, Le Petit Journal n'a surtout pas manqué de réagir avec humour à l'actualité plutôt sinistre de Canal +. Dès les premières minutes de l'émission, à l'aide d'une série d'interviews réalisées au salon du Medef, l'émission ironise sur son indépendance à l'égard de son nouveau président, Vincent Bolloré. Un moment "J'aime mon entreprise" :


Dans un second temps, Éric et Quentin, le temps d'une parodie du film N.W.A - Straight Outta Compton (transformé pour l'occasion en N.W.A - Straight Outta Canal), deviennent des adorateurs de leur PDG après un retournement de veste :

Vincent Bolloré c'est la septième fortune de France, apparemment il a beaucoup d'influence, avec ses 10 milliards de chiffres d'affaires, c'est Vivendi c'est lui le premier actionnaire, très puissant ! C'est vrai qu'il peut nous virer à n'importe quel moment. Ah ouais, quand même, c'est flippant. Moi je veux pas de problème, viens on retourne notre veste.

La suite est une longue série d'allégeances au patron de la chaîne, entre déclarations d'amour aux Autolib' (construites par le groupe industriel de Bolloré), aux films plastiques (Bolloré Division Films Plastique) ou encore au chanteur Kendji Girac (Vincent Bolloré possède la major Universal). Bref, Le Petit Journal n'a rien perdu de son ton.

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