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Vidéo : contre la venue du président iranien, une Femen simule une pendaison

Publié le

par Ariane Nicolas

Une activiste du mouvement Femen s'est suspendue à un pont, simulant une exécution publique, pour protester contre l'autoritarisme du régime iranien dont le président Hassan Rohani est en visite à Paris. 

Une action choc, qui s'est heureusement terminée sans dommage. Une membre du mouvement féministe Femen a organisé un simulacre de pendaison publique au-dessus d'un pont, à Paris. Elle a souhaité dénoncer, au nom de son association, la venue du président iranien Hassan Rohani à Paris, jeudi 28 janvier.

Les Femen avaient au préalable déroulé une banderole sur la passerelle Debilly, située à deux pas de la tour Eiffel : "Bienvenue Rohani, bourreau de la liberté."

Attachée au niveau des épaules et du cou par une grosse corde, la poitrine dissimulée par un drapeau iranien, la jeune femme est restée ainsi pendue plusieurs minutes, avant d'être évacuée par la police. Sur Twitter, la responsable du groupe d'activistes s'est félicitée de cette action, non sans ironie : "Nous voulions que Rohani se sente comme chez lui", écrit Inna Shevchenko.

Les Femen ont expliqué leur geste, sur Facebook, détaillant les raisons de cette action coup de poing :

"En Iran, près de 800 personnes subissent la peine de mort chaque année, et des milliers croupissent dans les couloirs de la mort de la prison d’Evin, à Téhéran. Parmi eux, des féministes, des homosexuels, des poètes, des progressistes accusés d’opposition au régime théocratique... C'est également le pays qui exécute le plus de mineurs dans le monde."

Décidément, cette visite du président iranien en Europe – la première depuis dix ans – ne se déroule pas sans couac. Il y a trois jours, pour sa venue dans un musée italien, les statues représentant des personnages nus ont été exceptionnellement couvertes par des coffres en bois, ce qui avait déclenché une vive polémique dans les médias transalpins.

Téhéran assure qu'aucune consigne n'avait été donnée au pouvoir italien, contrairement aux requêtes communiquées à la France au sujet des repas. Le vin étant interdit en Iran, le cortège officiel avait demandé à l'Élysée de ne pas servir d'alcool à table. Au nom de sa tradition laïque, la France a refusé. La rencontre officielle entre Hassan Rohani et François Hollande s'est donc, au final, tenue entre le déjeuner et le dîner.

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