La vidéo choc de la voiture de police incendiée à Paris

Plusieurs individus cagoulés s'en sont pris à une voiture de police et à ses deux occupants, dans la journée du 18 mai, en plein Paris. Une vidéo montre la violence de l'assaut.

L'action se passe en une poignée de secondes. Plusieurs personnes ont attaqué une voiture de police et les deux agents qui l'occupaient hier, quai de Valmy, dans le 10e arrondissement de Paris. Ces violences se sont produites en marge de la manifestation "contre la haine anti-flics" organisée par des syndicats de police.

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Une vidéo amateur, filmée aux premières loges, montre la violence de l'assaut. Très partagée depuis sa mise en ligne hier soir, elle a été vue plus de 3 500 000 fois à l'heure où nous écrivons ces lignes. La voiture de police est d'abord assaillie de coups alors qu'elle est prise dans un ralentissement, sa vitre avant-gauche cède sous le coup de pied d'un homme cagoulé. L'agent qui est au volant dégaine brièvement son arme de service sans en faire usage

Peu après l'immobilisation du véhicule, d'autres assaillants profitent de leur nombre pour la frapper de coups de potelets métalliques, et l'une de ces armes improvisées finit par transpercer la vitre arrière. C'est par ce trou qu'un autre agresseur cagoulé plonge un engin incendiaire dans le véhicule, qui ne tarde pas à prendre feu.

"Poulets rôtis, prix libre"

Lorsque l'agent qui pilote la voiture sort de l'habitacle en feu, il est accueilli par un assaillant qui lui assène de nombreux coups de bâton, qu'il pare avec sang-froid avant de battre en retraite. Quelques minutes plus tard, devant l'épave brûlante, des passants déposent la pancarte suivante : "Poulets rôtis, prix libre".

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D'après Europe 1, cinq suspects ont été interpelés à la suite de ces violences. Selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, "ils étaient connus pour appartenir à des organisations qui prônaient la violence dans les manifestations". Deux des cinq suspects ont 19 ans, un troisième 21 ans, le cinquième 32 ans. Trois d'entre eux ont été interdits de manifester. Finalement, l'un des trois, âgé de 21 ans, y avait été autorisé mardi.

Par Théo Chapuis, publié le 19/05/2016

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