AccueilÉDITO

Des kilos de Viagra commandés par la présidence sud-coréenne

Publié le

par Théo Mercadier

source : ©compraviagraitalia.net

Alors que la présidente de Corée du Sud, Park Geun-hye, est sur le point d'être destituée, on découvre qu'elle passait d'énormes commandes de Viagra.

La vie doit être bien fun dans le palais de la présidente sud-coréenne : une enquête menée par un parlementaire a révélé que la Maison Bleue (résidence présidentielle, dont le nom est plus qu'approprié) avait commandé pas moins de 360 pilules de Viagra pour le seul mois de décembre 2015, de quoi les faire tenir tout le long de l'hiver. Un chiffre hallucinant, que les instances gouvernementales expliquent de manière plutôt bancale en évoquant les capacités de la pilule bleue à soigner les maux dus à l'altitude. Bon...

360 pilules de Viagra achetées grâce à de l'argent public et mis à la disposition de son entourage, une nouvelle affaire dont la présidente Park Geun-Hye n'avait vraiment pas besoin. Elle est actuellement empêtrée dans un immense scandale de corruption qui pourrait bien lui coûter sa place, alors que son mandat ne devait s'achever qu'en février 2018.

"Mais puisque je vous dis que j'y suis pour rien !" (© Wikipedia Commons)

Sa plus proche collaboratrice, Choi Soon-sil, est accusée d'avoir utilisé son influence sur la présidente pour faire pression sur des grands groupes industriels comme Samsung, afin qu'ils versent des sommes colossales à ses deux "fondations philanthropiques". Soixante millions d'euros ensuite utilisés à des fins personnelles. Ce scandale pose la question des liens entre le pouvoir et les grands conglomérats industriels sud-coréens, qui n'hésitent pas à dépenser des sommes exorbitantes pour faire du lobbying.

Le scandale a immédiatement poussé un million de sud-coréens à battre le pavé pour demander la destitution de la présidente Park Geun-hye. Ils lui reprochent sa relation avec la sulfureuse Choi Soon-sil, fille du fondateur d'une secte et véritable gourou de la présidente. Elle n'a aucun poste officiel mais reste la conseillère numéro 1 de Park Geun-hye, qui lui donne accès à des documents ultra-confidentiels et la consulte sur tous les dossiers brûlants. Certains n'hésitent pas à la comparer à Raspoutine, le mythique confident de l'empereur russe Nicolas II.

Rafales de contestation

Le Minju, premier parti d'opposition, a lancé une procédure de destitution à son encontre, procédure qui doit être soumise à l'Assemblée avant le 9 décembre. Côté justice, le parquet sud-coréen a décidé d'enquêter sur Park Geun-hye pour complicité de corruption : "Nous estimons que la présidente a joué un rôle de 'collusion' dans une partie considérable des activités criminelles impliquant sa conseillère."

Pendant ce temps-là, des manifestations monstres continuent de s'organiser pour demander la tête de la présidente et sa côte de popularité, déjà pas au top, a chuté à 4 %. Pas sûr que le Viagra l'aide à la relever...

À voir aussi sur konbini :