Une start-up américaine crée un vernis à ongles pour prévenir le viol

Une start-up américaine est en train de développer une marque de vernis à ongles qui permet de détecter la présence de la drogue du violeur dans son verre. 

Ce n'est pas la première fois que des personnes imaginent des solutions pour éviter que les femmes subissent des agressions sexuelles. Du tampon transperceur au soutien-gorge électrifié en passant par la culotte de chasteté mise au goût du jour, le collant poilu ou encore le jean anti-viol connecté au poste de police le plus proche, les idées aux intentions louables mais au concept parfois délirant se multiplient toujours plus.

Et pour cause, 903 viols sont recensés par jour, soit 329 708 chaque année dans le monde entier, et c'est sans compter ceux qui ne sont pas déclarés.

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Une mesure préventive qui détecte le GHB

Quatre étudiants ingénieurs de l'Université de Caroline du Nord ont cette fois-ci décidé de créer la start-up Undercover Colors, auto-proclamée "première entreprise de mode qui donne les moyens aux femmes de prévenir d'une agression sexuelle". Dans une interview accordée à Higher Education Works, Ankesh Madan, un des membres de l'équipe, explique leur projet :

Alors que nous étions en train de réfléchir aux gros problèmes de notre société, le thème de l'agression sexuelle facilitée par la drogue a été soulevé. Nous sommes tous proches de quelqu'un qui a vécu cette expérience horrible, et nous avons commencé à chercher un moyen de prévenir ce crime.

Nous voulions nous concentrer sur des mesures préventives qui pourraient être intégrées dans les produits que les femmes utilisent.

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C'est donc pour éviter qu'une femme ingurgite un verre dans lequel son futur agresseur aurait glissé "la pilule du violeur", qu'ils ont imaginé un nouveau type de vernis à ongles. En trempant son ongle – recouvert du fameux produit – dans le verre, une réaction chimique opère et la couleur du cosmétique change s'il entre en contact avec un psychotrope (comme le GBH) invisible à l'oeil nu, inodore et insipide.

Ce projet, qui n'est toujours pas commercialisé, apparaît alors un peu moins drastique que ceux précédemment cités, mais encore faut-il penser à se faire une manucure avant de sortir... Le plus terrible c'est de se dire qu'on est encore obligé de créer toutes sortes de gadgets pour tenter de limiter ce fléau. Et une fois de plus, cela ne résout pas le problème de base : le comportement des agresseurs.

Par Anaïs Chatellier, publié le 27/08/2014

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