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La France n'a jamais autant vendu d'armes dans le monde

Publié le

par Ariane Nicolas

Notre pays a exporté pour près de 17 milliards d'euros de matériel militaire. 

Avion Rafale, produit par Dassault. (Airwolfhound/CC /Flickr)

Il y a des "cocorico" dont on se passerait volontiers. En 2015, la France a battu son record de ventes d'armes à l'étranger, selon un rapport parlementaire publié mercredi 1er juin. Elle l'a même explosé, puisque les prises de commandes ont doublé par rapport à 2014 : l'an dernier, notre pays a vendu pour 16,9 milliards d'euros de matériel militaire. Une paille.

Dans ce rapport, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se félicite de ce "succès historique" :

"Les performances de nos exportations de défense font de la Défense l’un des secteurs économiques les plus dynamiques en France, qui crée et continuera à créer des dizaines de milliers d’emplois et à favoriser le développement de dizaines d’entreprises de toutes tailles."

Cette très forte augmentation des exportations d'armes s'explique surtout par les premières ventes à l'étranger de l'avion Rafale, produit par le constructeur aéronautique Dassault. "Le premier [contrat d'export] a été signé avec l’Égypte et porte sur 24 Rafale, avec les armements associés. Le deuxième a été signé avec le Qatar pour 24 avions, avec les armements associés", précise le rapport.

En effet, l'instabilité au Moyen-Orient fait les affaires du ministère de la Défense. Cette zone géographique a représenté les trois quarts des exportations l'an dernier, et 54 % des exportations sur la période 2010-2015, comme le montre ce schéma ci-dessous (en vert). Au plan mondial, "le Moyen-Orient a connu une hausse de 61 % de ses importations entre les périodes 2006-2010 et 2011-2015", détaille également le texte.

En France, le secteur militaire emploie environ 165 000 personnes, soit près de 4 % de l'emploi industriel français. L'année 2016 s'annonce aussi radieuse que la précédente, avec notamment l'appel d'offre remporté en Australie pour la vente de 12 sous-marins construits par le groupe DCNS. D'après L'Opinion, l'objectif est de passer le cap des 200 000 emplois dans ce secteur d'ici à la fin de l'année.

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