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Valeurs actuelles : un cadre du magazine aurait détourné plusieurs millions d’euros

Publié le

par Clothilde Bru

Ce mardi 17 octobre, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur un système de surfacturations qui aurait notamment profité à un cadre haut placé du magazine Valeurs actuelles.

Ironie du sort, le magazine Valeurs actuelles, qui portait le nom de Finances jusqu’au milieu des années 1960, est victime d’un important détournement de fonds. Les pertes sont importantes : "plusieurs millions d’euros" selon Libération, "entre 5 et 7 millions" pour le magazine économique Challenges.

Le groupe Valmonde, qui en est le propriétaire, a en effet déposé plainte le 9 octobre pour "abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux, complicité et recel de ces délits" auprès du parquet de Paris, rapportait Libération ce lundi 16 octobre.

Ce mardi, le parquet a fait part de sa décision d’ouvrir une enquête relative à un système de surfacturations qui aurait profité à un cadre du journal et une personne extérieure à la rédaction. Selon Libération, l’employé mis à pied à titre conservatoire et en proie à une procédure de licenciement pour faute grave est "un salarié historique de Valeurs actuelles, un cadre haut placé dans la hiérarchie de l’entreprise".

La révélation de son identité aurait fait l’effet d’une bombe au sein de la rédaction. "C’était l’homme à tout faire, qui gérait l’opérationnel, l’organisation, les abonnés", raconte un journaliste souhaitant rester anonyme, "un type dévoué, souriant, gentil à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession, mais qui avait visiblement une double vie".

Il est soupçonné d’avoir organisé pendant près de quinze ans un système de surfacturations et de commissions auprès de certains fournisseurs de l’entreprise à des fins d’enrichissement personnel. La direction ne se serait aperçue de ses agissements qu’en mars 2016, en renégociant certains contrats avec des prestataires.

Elle découvre alors des services facturés jusqu’à 300 % leur coût normal. La direction du groupe n’a pu réunir des preuves qu’en septembre dernier, avec l’aide d’une autre entreprise escroquée, dont le nom n’a pas été précisé.

Interrogé par Libération, le directeur de Valeurs actuelles a assuré que "la fraude supposée ne menace pas l’équilibre financier du magazine". Ce dernier, connu pour ses positions ultraconservatrices, est en effet l’un des rares titres rentables de la presse française.

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