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Une mouche super musclée baptisée "Arnoldi" en hommage à Schwarzenegger

Publié le

par Pierre Schneidermann

Crédit : Biodiversity Data Journal & « Conan Le Destructeur »

Ce n’est pas tout : il s’agit par ailleurs de la plus petite mouche au monde.

(© Biodiversity Data Journal/Universal Pictures)

Donner son nom à une découverte, à une rue ou encore à un monument, c’est aussi formidable que prestigieux – mais c’est somme toute assez courant. En revanche, prêter son nom à la caractérisation scientifique d’un animal, aussi petit fût-il, sans que l’on n’ait rien demandé, est un phénomène bien plus rare qui force le respect.

En découvrant sa petite mouche, Brian Brown, un entomologiste du Natural History Museum de Los Angeles, a été foudroyé par l’évidence : "Dès que j’ai vu ses pattes bombées, j’ai su que je devrais lui donner un nom qui ferait référence à Arnold", a expliqué le scientifique au site EurekAlert!, le 24 janvier dernier.

Un immense honneur pour l’acteur que le scientifique justifie ainsi : "Non seulement c’est une icône majeure de la culture et une personnalité politique de premier plan, mais la lecture de son autobiographie m’a redonné espoir dans le fait que je pourrai retrouver un beau corps mince d’adolescent."

C’est elle ! (© Biodiversity Data Journal)

L’article relatant la découverte a été publié dans le Biodiversity Data Journal. Mesurant 0,395 mm, la Megapropodiphora arnoldi est désormais la plus petite mouche au monde connue. Elle vient détrôner l’Euryplatea nanaknihali, 0,395 mm de long, découverte en 2012 par… Brian Brown lui-même.

Appartenant à la grande famille des phorides et vivant dans la forêt amazonienne brésilienne – et parasitant très probablement des fourmis et des termites –, la Megapropodiphora arnold découverte par Brian Brown est pour l’instant le seul spécimen au monde de sa catégorie. Exactement comme Schwarzenegger.

La femelle découverte par l’entomologiste possède quelques autres attributs physiques notables : sa tête, son mesothorax et son scutellum sont énormes. Et, contrairement à ses pattes arrière tout à fait "arnoldiennes", les pattes avant et médianes sont beaucoup plus petites.

Au-delà de cette découverte unique suivie d’un baptême improbable se joue quelque chose de bien plus fort. Toujours à EurekAlert!, Brian Brown explique que, dans l’étude de ces insectes miniatures, phorides compris, tout reste encore à découvrir.

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