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Un quart de l’humanité est désormais actif sur Facebook

Publié le

par Thibault Prévost

Le réseau social vient de dépasser la barre des 2 milliards d’utilisateurs mensuels, moins de cinq ans après avoir atteint le premier milliard.

Depuis ce mardi 27 juin, Facebook compte deux milliards d’utilisateurs actifs mensuels. Deux. Milliards. Un peu plus d’un quart de notre espèce, dont la population est évaluée à 7,4 milliards d’individus, est donc désormais connecté au moins une fois par mois sur le plus grand réseau social du monde. Le chiffre est astronomique et illustre encore, si besoin est, la croissance phénoménale du site de Mark Zuckerberg, lancé il y a seulement treize ans. Rien qu’en France, Facebook compte 33 millions d’utilisateurs actifs mensuels, dont 25 millions par jour, sur une population totale de 65 millions d’habitants.

Une barre symbolique de deux milliards d’utilisateurs franchie à peine cinq ans après avoir atteint le premier milliard, en octobre 2012. Dans un communiqué, le réseau social s’est évidemment félicité de cette nouvelle étape, avant de se laisser aller à un petit catalogue de ses activités en guise d’hagiographie : "Chaque jour, plus de 175 millions de personnes partagent une réaction 'J’adore' et, en moyenne, plus de 800 millions de gens aiment quelque chose sur Facebook. Plus d’un milliard de gens utilisent les groupes chaque mois." Les chevilles vont bien, merci pour lui.

Une nouvelle mission, "rapprocher le monde"

Sur son profil personnel, le PDG et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg a également tenu à communiquer sa joie à ses 93 millions d’abonnés : "Nous progressons dans notre manière de connecter le monde, et maintenant rapprochons-le ensemble", a-t-il écrit – oui, c’est la traduction exacte. Des propos qui s’inscrivent dans la droite lignée du changement de cap opéré par Zuckerberg jeudi 22 juin, à l’occasion d’un événement organisé pour les administrateurs de groupes, où il a déclaré que le réseau social ne devait plus seulement contribuer à faire de la Terre "une planète plus ouverte et plus connectée" (ce qui était déjà une ambition passablement élevée), mais devait désormais tenter de "rapprocher le monde". Seul problème : le fondateur de Facebook n’a pas franchement pris le temps d’expliquer comment il allait s’y prendre.

Seul indice, la révolution "zuckerbergienne" passera par les groupes du réseau. Partant du constat que seuls 100 millions d’entre eux ont réellement de l’importance et permettent aux gens d’organiser de vrais événements dans la vraie vie avec de vrais participants, Zuckerberg veut "faire en sorte qu’un milliard de personnes rejoignent des communautés significatives". Une manière, aussi, de s’éloigner de ses aspirations à transformer Facebook en plateforme monopolistique d’information en ligne, alors que l’avènement des fake news l’a transformé en véritable bourbier raciste et complotiste. Un pas de côté qui signifie également une baisse de revenus publicitaires à prévoir, explique TechCrunch, les interactions entre utilisateurs étant moins monétisables que celles entre utilisateurs et fournisseurs de contenu. Avec ses 2 milliards d’utilisateurs, Facebook va maintenant devoir faire des choix forts s’il veut continuer à grandir, en commençant par arrêter de gagner toujours plus de temps d’attention chez ses utilisateurs. On ne "connecte" pas le monde, le vrai monde, en poussant les gens à rester devant un écran.

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