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Un jeune nationaliste voulait tuer Emmanuel Macron le 14 juillet

Publié le

par Théo Mercadier

Un aspirant terroriste, issu de la mouvance ultra-droitière, a été arrêté alors qu’il prévoyait d’assassiner le président de la République.

Quand l’extrême droite nous rappelle sa violence intrinsèque. Ce lundi 3 juillet, un jeune homme de 23 ans a été arrêté et mis en examen pour entreprise individuelle terroriste. Il prévoyait d’attenter à la vie d’Emmanuel Macron, lors du traditionnel défilé du 14-Juillet. Le loup solitaire, proche de la mouvance nationaliste, s’est fait remarquer sur un forum de jeux vidéo, alors qu’il tentait d’y récupérer des renseignements pour se procurer des armes à feu. Une requête plutôt flippante qui a incité certains utilisateurs du forum à le signaler sur la plateforme Pharos, un site mis en place par le ministère de l’Intérieur pour que chacun puisse alerter les autorités en cas d’activités illicites repérées sur Internet. Le lendemain, les policiers de la sûreté départementale du Val-d’Oise ont débarqué chez lui pour l’arrêter, à Argenteuil.

D’après les informations réunies par L’Express, aucune arme n’a été retrouvée dans l’appartement du terroriste en herbe, si ce n’est trois couteaux. Son profil reste inquiétant : il est un membre de la fachosphère admiratif des tueries de masse à l’américaine, et vivant dans le rejet systématique de l’autre. BFM révèle ainsi que, lors de sa déclaration aux enquêteurs, il a affirmé vouloir s’en prendre "aux Noirs, aux Arabes, aux Juifs ou aux homosexuels".

"Son projet reste flou mais il indique qu’il voulait s’en prendre aussi aux minorités et qu’il s’inscrit dans un registre anti-système et anti-immigration. Il semble inspiré par les tueries telles que celle de Columbine aux États-Unis [qui fit 13 morts en 1999]", explique à L’Express une source proche de l’enquête. BFM le décrit par ailleurs comme un jeune homme sans emploi et instable psychologiquement – mais déterminé.

C’est loin d’être la première fois que l’extrême droite française tente de s’en prendre à un président sous la Ve République. En 1962, l’OAS a fomenté l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, sans succès. En 2002, Maxime Brunerie essayait d’assassiner Jacques Chirac le jour du 14-Juillet, avec une carabine 22 Long Rifle. Quinze ans plus tard, l’ultra-droite renoue avec son passé.

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