Trump autorise la chasse aux ours polaires et aux loups d'Alaska

En Alaska, les ours polaires (même en train d'hiberner) ainsi que les loups pourront être massacrés en toute légalité. 

Une maman avec ses petites. @Valérie - Flickr

Une maman avec ses petits. (@Valérie, Flickr)

Hier, lundi 10 avril 2017, Donald Trump a signé le texte du Congrès qui autorise la chasse aux loups et aux ours en Alaska — les bébés et les animaux hibernants compris. Ils pourront être tués directement par hélicoptère ou même sournoisement dans leurs terriers pendant qu'ils dorment.

Cette nouvelle loi, qui entre en vigueur, est une véritable atteinte à la survie de l'espèce des ours polaires, menacée d'extinction par le réchauffement climatique. Elle fait complètement marche arrière sur l'ensemble des mesures prises par l'ancien président des États-Unis, Barack Obama, qui avait légiféré sur la régulation des pratiques de chasse de ces animaux.

Une chasse pour se nourrir ?

Pour pouvoir tuer librement ces animaux, le Congrès américain a trouvé une bonne excuse : la chasse permettrait aux chasseurs de se nourrir. Le sénateur républicain Dan Sullivan, a déclaré lors de son discours sur l'adoption de la loi : "Vous préférez peut-être votre viande emballée dans du papier cellophane au supermarché. C'est bien, mais je vous demande de ne pas critiquer les milliers de chasseurs d'Alaska qui doivent chasser pour se nourrir et qui valorisent la chasse comme faisant partie de leur culture et de leur patrimoine." Sauf que... la viande de loups et d'ours polaires ne se mange pas.

Au total, ce sont plus de 31 hectares de réserves fédérales et de zones de protection qui sont concernés par la loi. "Ce qui vient de se produire à la Maison-Blanche aujourd'hui devrait choquer les consciences de toutes les personnes qui aiment un tant soit peu les animaux", a déclaré Wayne Pacelle, directeur de l'Humane Society of the United States, l'une des organisations de protection animale les plus importantes du monde. Pour protester, une pétition a été lancée sur Change.

Par Virginie Cresci, publié le 11/04/2017