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3 choses à savoir sur la tuerie homophobe d'Orlando

Publié le

par Louis Lepron

Trois choses à savoir sur la tuerie la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis.

Ce dimanche 12 juin, le monde entier est sous le choc. À la télévision, nous parviennent des images prises de nuit, aux abords d'un club gay d'Orlando (Floride). Des coups de feu résonnent en arrière-plan, tandis que l'on voit à l'écran des dizaines de voitures de police alignées. Cinquante morts et 53 blessés : le bilan de cette tuerie homophobe est épouvantable. Retour sur le drame en trois points.

Les faits

Dans la nuit de samedi à dimanche 12 juin, Omar Seddique Mateen entre dans le Pulse, un club gay réputé d'Orlando, connu pour incarner la cause des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans-genres, intersexuées). Ce samedi soir, c'est justement la nuit de la gay pride aux États-Unis. Il ouvre le feu, le temps d'une longue minute, à une heure de la fermeture, tuant 50 personnes, en blessant 53 autres. Il est armé d'un fusil d'assaut AR-15 (une puissante arme automatique) ainsi que d'une arme de poing et d'une ceinture d'explosifs.

Selon des témoins, un vigile aurait réussi à sauver plusieurs dizaines de personnes en défonçant une cloison disposée entre la salle et et les coulisses, permettant de les faire fuir par l'arrière du club. A 5 heures du matin, les troupes d'élite de la police décident de lancer un assaut dans le club, détournant l'attention du terroriste en faisant exploser des charges, juste avant de défoncer un mur avec un véhicule blindé puis d'abattre Omar Seddique Mateen.

Le profil du tueur

Omar Seddique Mateen. Derrière ce nom, un citoyen américain d'origine afghane sans casier judiciaire, né en 1986 à New York. Il possédait une licence d'agent de sécurité et un permis de port d'armes. Rapidement, des proches ont réagi dans les médias. Mir Seedique, son père, a affirmé que "cela n'avait rien à voir avec la religion" et "être aussi choqué que le reste du pays".

Selon lui, il s'agirait plutôt d'une haine de son fils à l'égard des homosexuels. Son ex femme, mère de leur enfant de trois ans, a expliqué au Washington Post que Omar Seddique Mateen "la battait et était instable".

Qu'en est-il de ses revendications ? Selon certains médias américains, le "loup solitaire", comme le qualifie le FBI, aurait appelé le numéro d'urgence du 911 avant la tuerie afin de faire allégeance à l'organisation terroriste État islamique.

Au début de la journée de dimanche, le FBI a affirmé qu'il pouvait avoir un "penchant" pour le terrorisme islamiste. On a appris dans la soirée de dimanche que l'une des branches médiatiques de l'Etat islamique avait revendiqué l'acte, faisant dire à certains politiques qu'il s'agissait de "terrorisme".

L'agence fédérale a aussi indiqué que la police fédérale l'avait interrogé à plusieurs reprises, dès 2013 : "Le FBI a eu connaissance de son existence quand il a fait des remarques à ses collègues laissant penser à d'éventuels liens avec des terroristes [...]. Au final, nous n'avons pas été en mesure de vérifier la substance de ses commentaires et l'enquête a été close".

Les réactions d'Obama, Clinton et Trump

Les deux candidats en lice à l'élection présidentielle, qui aura lieu dans cinq mois, se sont rapidement exprimés. Donald Trump a communiqué le plus vite. Dans un premier tweet, il a tout d'abord dénoncé "une sale fusillade à Orlando", précisant : "La police enquête sur du terrorisme potentiel."

Puis a publié un nouveau message de 140 caractères : "Horrible incident en Floride. Je prie pour toutes les victimes et leurs familles. Quand cela s'arrêtera-t-il ? Quand deviendrons-nous durs, intelligents et vigilants ?" Avant de poursuivre à travers un troisième tweet qui a été très mal perçu par de nombreux internautes américains : 

"J'apprécie les félicitations pour avoir eu raison à propos du terrorisme islamiste radical. Je ne veux pas de félicitations, je veux de la force et de la vigilance."

De son côté, Hillary Clinton a témoigné son soutien à toutes les personnes que cette attaque visait directement et indirectement, dans un tweet signé de sa main :

"À la communauté LGBT : soyez sûrs que des millions d'Américains sont alliés à vos côtés. Je suis l'un d'entre eux."

Barack Obama a quant à lui affirmé : "Les attaques à l'encontre de n'importe quel Américain, quels que soient son appartenance ethnique, sa religion et son orientation sexuelle, sont une attaque contre tous les Américains."

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