Au Brésil, les Indiens Yanomani sont toujours plus menacés par les chercheurs d'or

Au Brésil, un millier de chercheurs d'or peu scrupuleux se rapprochent toujours plus des terres d'une tribu amazonienne aux coutumes encore intactes.

(Photo: Guilherme Gnipper Trevisan/Hutukara)

(© Guilherme Gnipper Trevisan/Hutukara)

Des photographies prises du ciel ont capturé des moments de vie d’une communauté indigène, au cœur de la jungle amazonienne. Cette tribu isolée est menacée par les gangs criminels, le changement climatique et les maladies. Installés dans le nord du Brésil, on estime la population des Yanomani à 35 000 personnes. Leur survie repose sur la cueillette et la chasse.

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Certains d’entre eux ont eu des contacts avec le monde extérieur, par le biais d’ONG qui tentent de comprendre leur mode de vie, ou par celui de groupes de chercheurs d'or hors-la-loi qui ne cessent de se rapprocher de leur territoire. Les photos saisissantes prises par Guilherme Gnipper Trevisan montrent une centaine de Yanomani dans leur structure communautaire, le yano. On estime que chacun des toits végétaux qui constituent le cercle du yano abrite une famille et ses provisions.

Les ONG insistent sur le fait qu’elles seules devraient avoir des contacts avec ce genre de communautés indigènes, aujourd’hui plus en danger que jamais. Le journal The Independent rapporte que les photographies ont été prises lors d’un survol organisé par le gouvernement brésilien, pour comptabiliser et localiser les orpailleurs qui opèrent illégalement dans cette région. Ils en ont conclu qu’un millier d’entre eux ne sont maintenant plus qu’à 35 kilomètres des terres des Yanomani, officiellement protégées. À côté de la frontière avec le Venezuela, des heurts ont déjà éclaté. Il est donc difficile de dire si la communauté indigène va pouvoir préserver son mode de vie, sur les 9,6 millions d’hectares qui lui sont pourtant réservés.

(Photo: Guilherme Gnipper Trevisan/Hutukara)

(© Guilherme Gnipper Trevisan/Hutukara)

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Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par Kate Lismore, publié le 22/11/2016

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