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Stupéfiants : mise en place dans "3 ou 4 mois" des contraventions immédiates

Publié le

par Virginie Cresci

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé sur BFMTV la mise en place de contraventions immédiates pour les détenteurs de stupéfiants. 

Ce mercredi 24 mai sur BFMTV, Gérard Collomb, récemment nommé ministre de l’Intérieur, a annoncé deux mesures qui pourraient rapidement être mises en place, pour lutter contre le trafic de stupéfiants. La première, infliger des contraventions immédiates aux détenteurs de produits illicites, une mesure annoncée par Emmanuel Macron pendant sa campagne, qui avait alors parlé de "tolérance zéro" en la matière. Pas encore élu président de la République, il disait qu’une amende de 100 euros à payer sur-le-champ serait "plus dissuasive et efficace" qu’une "réponse pénale plus tardive et théorique".

Sitôt dit, sitôt fait, Gérard Collomb a rappelé la volonté d’Emmanuel Macron de mener une politique de répression face à l’usage et au trafic de stupéfiants :

"Ce que dit Emmanuel Macron, c’est qu’on peut dresser une contravention tout de suite. Parce que le problème aujourd’hui, c’est que quelqu’un est arrêté pour un trafic de stups et il ne se passe rien, deux jours après il revient dans son quartier et il refait le même trafic", a expliqué le ministre de l’Intérieur. 

Il a expliqué, pendant que Jean-Jacques Bourdin acquiesçait, que cette mesure pourrait être mise en place d’ici "trois ou quatre mois". La deuxième mesure nommée "injonction civile d’éloignement" consiste à interdire à l’auteur d’un délit de se rendre dans une zone en particulier. Gérard Collomb a expliqué qu’ainsi, les personnes pourront dénoncer plus facilement des trafiquants sans avoir peur des représailles et des intimidations. 

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