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Offre de job : gagnez 16 000 euros en restant dans un lit pendant deux mois

Publié le

par Théo Mercadier

(Crédit Image : Garden Stage)

Des chercheurs toulousains cherchent des volontaire pour simuler les conditions de vie lors d'un voyage spatial. Le job de rêve ? On vous explique.

<em>Garden State. </em>(© 20th Century Fox)

Imaginez : rester deux longs mois dans un lit sans avoir l'autorisation de décoller plus d'une épaule du matelas, manger des pilules et pisser dans un bocal. Moins cool vu comme ça, non ? L'Institut de médecine et de physiologie spatiales de Toulouse cherche à tester les effets d'une exposition prolongée à l'apesanteur sur le corps humain, et quoi de mieux qu'une bande de cobayes surpayés pour réaliser l'expérience ?

Les courageux qui oseront tenter le défi seront toutefois largement récompensés puisque l'équipe en charge du programme de recherche leur versera la somme rondelette de 16 000 euros chacun. 25 cobayes sont ainsi recherchés dans le cadre d'une expérience appelée "Cocktail". Pourquoi ? Parce que les volontaires devront ingurgiter un mélange de gélules, aka un "complément alimentaire antioxydant et anti-inflammatoire", pour contrer les effets de l'apesanteur. Ou comment faire semblant de faire un voyage spatial... tout en restant cloué au lit.

Les critères pour avoir une chance d'être retenu ?

  • Être un homme
  • Être âgé entre 25 et 45 ans
  • Ne pas avoir d'allergies
  • Être sportif
  • Ne pas fumer

L'idée ? "Tester dans des conditions similaires aux vols habités dans l’espace une méthode de prévention destinée à atténuer les effets indésirables de l’impesanteur [ou apesanteur, ndlr] sur le corps humain et préparer les astronautes à leur retour sur Terre."

En tout et pour tout, l'expérience durera trois mois. Car deux semaines avant, puis deux semaines après (pour étudier les conséquences d'un "alitement prolongé") , l'équipe de scientifiques examinera les patients. Au cours des deux mois de l'expérience, les volontaires ne devront jamais mettre le pied au sol, seront alités, ne pourront pas se redresser et devront toujours avoir au moins une épaule en contact avec le lit.

Médecin coordinateur de l’étude, le Dr Arnaud Beck explique ainsi :

"Dans ces conditions spécifiques, le système cardiovasculaire est impacté, il n’est plus capable de fournir le même effort qu’avant le départ ou avant l’alitement. De même, on observe chez les astronautes et les volontaires alités une tendance à l’hypotension orthostatique : c’est-à-dire une chute de tension et des vertiges. On note également une diminution de la masse musculaire inférieure et paravertébrale."

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