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Soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen : perquisitions au siège du MoDem

Publié le

par Astrid Van Laer

Mercredi 18 octobre, le siège du MoDem a été perquisitionné. Cette perquisition intervient dans le cadre d’une enquête ouverte le 9 juin dernier pour "abus de confiance et recel" au sujet d’emplois fictifs présumés au Parlement européen.

Mercredi 18 octobre, le siège du Mouvement démocrate (MoDem), présidé par l’ex-Garde des Sceaux François Bayrou, a été perquisitionné par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff).

Le parti est visé par une enquête ouverte en juin pour "abus de confiance et recel" après des dénonciations datant de mars dernier : le Mouvement démocrate (MoDem) est accusé, avec d’autres partis, d’avoir eu recours à un système d’emplois fictifs pour rémunérer des cadres et collaborateurs du parti grâce aux fonds du Parlement européen, sans qu’ils n’aient jamais effectué de travail pour les eurodéputés.

En juillet, l’enquête avait été requalifiée en une information judiciaire contre X pour "abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries". Pour rappel, cette affaire avait entraîné les démissions successives de trois ministres affiliés MoDem et présents au gouvernement : François Bayrou, alors en charge de la Justice, Marielle de Sarnez aux Affaires européennes et Sylvie Goulard, nommée par Édouard Philippe à la tête des Armées.

"Il fallait en passer par là"

D’après les propos d’une source anonyme à l’AFP, "plusieurs milliers de documents (contrats de travail, bulletins de salaires, courriels attestant de la réalité du travail des assistants…) ont été transmis aux enquêteurs". À ce sujet, le député MoDem de la 4e circonscription de Savoie, Patrick Mignola, a déclaré à BFMTV : "Si on veut […] prouver notre bonne foi et notre honnêteté […], il fallait en passer par là".

Si François Bayrou a toujours nié avoir eu recours à un tel système, il y a quelques mois, un assistant parlementaire avait mis en cause sa parole, assurant que ce système d’emplois fictifs avait bel et bien eu lieu. Il avait déclaré à France Info, "François Bayrou ment" :

"Les budgets des assistants parlementaires servaient à financer le fonctionnement du parti politique, au moins en partie. Les temps partiels qui étaient financés par l’Europe servaient les ambitions de François Bayrou.

Il s’agissait bien d’emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire…"

À lire -> "François Bayrou ment", affirme un ancien assistant parlementaire du MoDem

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