AccueilÉDITO

Soupçons d’emplois fictifs au MoDem : Sylvie Goulard démissionne du gouvernement

Publié le

par Astrid Van Laer

Mardi 20 juin, Sylvie Goulard a annoncé qu’elle ne souhaitait plus faire partie du gouvernement d’Édouard Philippe. Elle souhaite ainsi pouvoir témoigner de sa "bonne foi" dans l’enquête sur les emplois fictifs présumés du MoDem au Parlement européen.

Lundi 19 juin, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la démission de son gouvernement – qui n’est en fait qu’un "remaniement technique", puisqu’il s’agit d’une tradition au lendemain d’élections législatives. Mardi 20 juin, la ministre des Armées Sylvie Goulard a publié un communiqué annonçant qu’elle ne voulait pas faire partie de ce nouveau gouvernement. Elle a expliqué vouloir "démontrer librement [sa] bonne foi" dans une affaire d’emplois fictifs que l’on vous expliquait ici et qui a provoqué l’ouverture d’une enquête préliminaire le 9 juin dernier.

Sylvie Goulard est, parmi 19 autres eurodéputés, soupçonnée d’avoir participé à un système de rémunération d’employés du MoDem par le Parlement européen alors qu’ils n’y travaillaient pas. La ministre est ainsi accusée d’avoir embauché le responsable de la formation des élus au sein du MoDem comme assistant parlementaire, lorsqu’elle était députée européenne. C’est pour cette raison que Sylvie Goulard souhaite se retirer de l’équipe gouvernementale, comme elle l’a expliqué :

"Le président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe. Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle.

Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli."

Contacté par la rédaction du Monde, le garde des Sceaux et président du MoDem, François Bayrou, a expliqué que le départ de Sylvie Goulard ne compromettrait pas la participation de son mouvement au futur gouvernement et que sa démission était due à des raisons "strictement personnelles".

À lire -> Qui est Sylvie Goulard, la nouvelle ministre des Armées ?

À voir aussi sur konbini :