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Selon Macron, les anti-mariage pour tous ont été "humiliés" durant le quinquennat

Publié le

par Virginie Cresci

Dans une interview à L'Obs, le candidat d'En marche ! a déclaré que les opposants à la loi sur le Mariage pour tous ont été humiliés par le gouvernement dont il faisait partie.

Emmanuel Macron frappe fort sur le gouvernement dont il a été le ministre de l'Economie, en prenant la défense des opposants au Mariage pour tous. Dans une interview accordée à L'Obs, en kiosque ce jeudi 16 février, le candidat "ni de droite, ni de gauche" a pris la défense des partisans de la Manif pour tous, qui avaient protesté contre la loi sur le mariage pour tous, portée par Christiane Taubira.

Façon de se démarquer un peu plus de l'étiquette du gouvernement Hollande qui lui colle encore à la peau ou appel du pied à l'électorat conservateur de François Fillon, quoi qu'il en soit les mots d'Emmanuel Macron sont clairs. Dans l'interview, il commence par expliquer encore une fois vouloir "parler" à tout le monde. Il évoque l'écrivain Erik Orsenna dont le cœur penche plutôt à gauche, Éric Zemmour à droite de la droite ou aussi étrange que cela puisse paraître, Philippe de Villiers, avec qui il est "en désaccord total" mais il "admire l’entrepreneur culturel""Ce sont des gens avec qui je parle", dit le leader d'En Marche !

Même s'il ne s'était pas vraiment exprimé auparavant sur le sujet, il leur lance ici un appel au mégaphone :

"Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d'ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C'est ce qui s'est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là. Il ne faut jamais humilier, il faut parler, il faut partager des désaccords."

La Manif pour tous n'avait pas fait plier le gouvernement. Le mouvement a tweeté ceci cet après-midi :

En parlant de "sa magie mystique", la Manif pour tous fait référence au comportement christique du candidat, lors de son meeting à la Porte de Versailles le 10 décembre dernier. Il avait levé les mains au ciel après avoir hurlé dans son micro, pour finir les bras en croix. Interrogé sur son étrange comportement dans le JDD le 11 février dernier, le candidat a déclaré : "La dimension christique, je ne la renie pas, je ne la revendique pas". Avant d'ajouter : "La politique, c'est mystique." Quant à la fonction qu'il occupait en 2013, à défaut d'être Moïse, Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de l'Élysée, et donc en position de discuter de la loi s'il était en désaccord avec celle-ci.

Peut-être avait-il tenté de communiquer par télépathie avec Christiane Taubira ? Plausible d'après sa femme, Brigitte Macron, qui a confié à un ami lors d'un dîner, "C'est pas marrant de vivre avec Jeanne d'Arc". On la comprend.

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