Minuscule primate de 15 centimètres le tarsier se cache dans les quelques forêts restantes d’Asie du sud-est (©yeowatzup/Flickr)

Les scientifiques réfléchissent à des critères de triage pour sauver certaines espèces en priorité

La planète compte plus de 85 000 espèces en danger, un chiffre trop important pour espérer toutes les préserver. Alors, les scientifiques réfléchissent à des critères de triage pour en sauver certaines en priorité. Oui, on en est arrivé là ... 

Minuscule primate de 15 centimètres le tarsier se cache dans les quelques forêts restantes d'Asie du sud-est (©yeowatzup/Flickr)

Minuscule primate de 15 centimètres, le tarsier se cache dans les quelques forêts restantes d'Asie du Sud-Est (© yeowatzup/Flickr)

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la planète compte plus de 85 000 espèces en danger. Et à l'heure actuelle, ce serait une chimère de croire que nous pourrions toutes les sauver. Les scientifiques réfléchissent donc à des critères de tri pour préserver certaines espèces en priorité. Une sorte de hiérarchie des espèces dictée par l'homme et qui tendrait donc à catégoriser les animaux en fonction de leur importance sur la planète. Autrement dit, de décider de qui a le droit d'y rester ou non, selon son "utilité". Une méthode subjective qui fait débat.

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La fin de la sélection naturelle ?

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Pendant des centaines de millions d’années, c’est la nature qui a fait disparaître les espèces, comme les dinosaures ou les mammouths. Aujourd’hui, c’est l’homme qui accélère le déclin de la faune, de 100 à 1 000 fois plus vite qu'avant. Si bien que fasse à cette sixième extinction de masse, certains pensent que la seule façon de sauver certaines espèces, est de tirer un trait sur d'autres. Une forme de sélection du vivant, pour la "bonne cause".

Sauf que, comme l'explique la vidéo du Monde ci-dessous, ces critères sont emplis de subjectivité. L'éléphant, le panda, la baleine, le tigre, le singe... autant d'animaux majestueux que nous connaissons tous et qui nous émeuvent. Mais leur sort amène souvent l'opinion à laisser de côté des espèces moins charismatiques mais tout aussi essentielles. En gros, plus l'animal serait beau, mignon, ou majestueux, plus il aurait de chance d'être retenu pour faire partie des listes des espèces à protéger, au détriment des autres. Et ce pour la simple raison qu'il est plus facile de mobiliser financièrement le public pour un gorille que pour une abeille.

C'est pourquoi les scientifiques réfléchissent à des critères dits de "conservation", comme par exemple se focaliser sur les espèces les plus menacées ou les plus originales. Mais ils en concluent que pratiquer cette sélection non naturelle pour sauvegarder le vivant est de toute évidence un aveu d'échec de l'homme pour conserver la nature.

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À lire -> L’homme aurait fait entrer la Terre dans une nouvelle ère géologique : l’Anthropocène

Par Jeanne Pouget, publié le 13/02/2017

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