Des scientifiques ont réussi à transplanter du corail dans la Grande Barrière australienne

Des scientifiques ont réussi à élever du corail issu de la Grande Barrière de corail en Australie et à le transplanter dans une autre zone. Un projet qui leur donne l’espoir de restaurer les écosystèmes endommagés à travers le monde.

(© CoffeewithMilk/Pixabay/CC)

Les chercheurs de l’université australienne Southern Cross (Queensland) ont collecté fin 2016 de grandes quantités d’ovules et de sperme de coraux à Heron Island, au sud de la Grande Barrière. Dont ils ont ensuite transplanté les larves obtenues du même organisme dans des zones endommagées.

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Avec un heureux succès puisque huit mois tard, ils ont constaté que ce corail juvénile avait survécu… et grandi. Un véritable espoir pour tous les coraux endommagés dans le monde.

Une expérience à portée internationale

L’autre bonne nouvelle est que cette expérience serait reproductible à d’autres barrières de corail dans le monde affectées par le changement climatique.

"La réussite de cette nouvelle recherche ne s’applique pas seulement à la Grande Barrière de corail, elle a potentiellement une pertinence internationale. […] Elle montre qu’on peut restaurer et réparer des populations coralliennes endommagées, dans des endroits où la production naturelle de larves a été compromise", explique Peter Harrison, le directeur des recherches dans un article publié ce dimanche sur le site de l’université.

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Cet article nous apprend par ailleurs que la même méthode avait déjà été testée avec succès aux Philippines sur un récif fortement endommagé par la pêche à la dynamite. Ainsi, le procédé aurait de grandes chances d’être développé à grande échelle.

Aujourd’hui, la Grande Barrière de corail est fortement menacée par des épisodes récurrents de blanchissement dus au réchauffement des océans. Née il y a 18 millions d’années, la Grande Barrière de corail a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 1981.

Elle s’étend sur environ 345 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde abritant 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. C’est la seule structure vivante visible depuis l’espace.

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Lire aussi -> Quand les économistes comprennent que la Grande Barrière de corail vaut 37 milliards d’euros

Par Jeanne Pouget, publié le 27/11/2017

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