Owen Wilson et Vince Vaughn dans « Les Stagiaires », de Shawn Levy. (Twentieth Century Fox)

Le Royaume-Uni fait un pas de plus vers le "droit à l’oubli" sur Internet

Le Royaume-Uni veut durcir le ton envers les entreprises qui ne proposent pas – ou mal – le "droit à l’oubli".

Owen Wilson et Vince Vaughn dans Les Stagiaires, de Shawn Levy. (© Twentieth Century Fox)

Ce sera bientôt inscrit dans la loi : les Britanniques devront avoir un accès plus clair au "droit à l’oubli", comme le rapporte l’agence Reuters. Le dispositif, qui s’alignera sur un ensemble de mesures européennes, permettra notamment aux citoyens d’obliger les réseaux sociaux à effacer leurs données personnelles, précise The Guardian.

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Le "droit à l’oubli", c’est le droit de ne plus traîner des casseroles numériques. Concrètement, si vous pensez qu’une information donnée ou qu’une photo postée sur Internet est susceptible de vous nuire, elle devrait pouvoir être retirée. Cas pratique : comment s’assurer qu’un entretien d’embauche ne soit pas plombé par cette vieille photo gênante de vous qui traîne sur la Toile ? Grâce au droit à l’oubli.

Cela impliquerait par exemple qu’un site comme Facebook propose un bouton permettant de détruire un message ou une photo, et pas de passer par de nombreux messages obscurs et cachés, sans aucune garantie que le contenu supposément supprimé reste dans une base de données. Les entreprises du Web devront également explicitement demander à collecter les données, au lieu d’offrir des cases précochées que personne ne lit ou ne comprend.

Selon Matt Hancock, ministre britannique du Numérique, cette loi est "censée préparer la sortie du pays de l’Union européenne", bien que les commerces britanniques soient toujours tenus d’adopter les règles européennes en ce qui concerne le partage de données.

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"Chacun pourra avoir plus de contrôle sur ses données en bénéficiant du droit à l’oubli, a annoncé Matt Hancock le 7 août. Nos mesures ont été pensées pour aider les entreprises à bien gérer l’usage des données et donner aux clients l’assurance que leurs données sont protégées et que ceux qui les manipulent à mauvais escient devront en rendre compte."

Ce projet de loi prévoit des amendes allant jusqu’à 17 millions de livres (22 millions d’euros) ou 4 % du chiffre d’affaires pour les contrevenants.

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Par Benjamin Benoit, publié le 09/08/2017

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