Après le Brexit, les attaques homophobes ont augmenté de 147 % au Royaume-Uni

La peine maximale pour un acte homophobe ou transphobe est de six mois de prison. Les associations demandent à ce que la législation soit revue.

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"Chère Europe, désolé d'avoir foiré le référendum. Je reste fier d'être gay et européen." (© Pride London/Facebook)

L’ONG britannique Galop, qui lutte contre les violences dirigées contre la communauté LGBT, révèle que les agressions homophobes ont augmenté de 147 % par rapport aux chiffres des mois de juin, juillet et août 2015.

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Publié le premier week-end d’octobre, le rapport de Galop indique que quatre personnes interrogées sur cinq déclarent avoir été victimes d’une agression. Par ailleurs, la moitié des 467 personnes qui ont répondu à cette enquête ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis des faibles suites données à leur agression.

Nick Noone, directeur de l’association Galop, s’est exprimé à ce sujet :

"La procédure qui fait suite aux crimes de haine au Royaume-Uni fait partie des meilleures au monde, mais nos lois ne sont pas parfaites. La peine maximale pour un acte homophobe ou transphobe est de six mois de prison. C’est seulement un quart de la peine maximale de deux ans requise pour une attaque basée sur la race ou la religion. Une différence de cette ampleur doit être remise en question."

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Revoir les conséquences pénales

On savait déjà que le Brexit avait entraîné une augmentation de 57 % des crimes de haine contre les minorités. Mais le taux d’agressions homophobes a connu une augmentation sans pareille.

Le président de la Commission britannique pour l'égalité et les droits de l’homme, David Isaac, a déclaré :

"Actuellement, la loi et les peines encourues créent une hiérarchie dans les crimes de haine et envoient le message que certains groupes méritent d'être plus protégés que d’autres. Cela entame la confiance des victimes en la loi, et contribue au taux élevé de crimes non signalés dans certaines communautés. Nous appelons le gouvernement à revoir complètement les peines et les circonstances aggravantes prévues pour ces infractions."

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Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par , publié le 11/10/2016

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