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Roman Polanski : la police de Los Angeles ouvre une nouvelle enquête

Malgré le délai de prescription, le Los Angeles Police Department (LAPD) va enquêter suite à la plainte de la cinquième femme ayant accusé Roman Polanski d’agression sexuelle sur mineure.

© Wikimedia Commons

Après qu’une cinquième femme a accusé le réalisateur Roman Polanski de viol alors qu'elle était mineure, la police de Los Angeles a déclaré avoir ouvert une nouvelle enquête suite à sa plainte ce mardi 12 novembre, comme le LA Times le rapporte.

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Une enquête à l’encontre du réalisateur avait déjà été ouverte en octobre par la police suisse, après la plainte déposée par la quatrième femme accusant Roman Polanski de viol sur mineure, l’ancienne actrice allemande Renate Langer. Il y a un mois, la justice suisse a toutefois abandonné l’enquête, estimant qu’il y avait prescription de ces faits supposés remontant à 1972.

C’est mi-octobre, dans le flot de révélations qui a suivi l’affaire Weinstein, que l’artiste américaine Marianne Barnard a révélé sur Twitter que Roman Polanski l’aurait agressée sexuellement lors d’un après-midi de 1975, alors qu’elle était âgée de 10 ans.

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La LAPD entend écouter "le récit d’une victime" malgré la prescription

La jeune femme a ensuite lancé une pétition pour que Roman Polanski soit exclu de l’Académie des Oscars, qui a récolté plus de 20 270 signatures. L’Académie n’a pour le moment pas donné suite, et le réalisateur a rejeté les accusations de Marianne Barnard dans un communiqué.

Mais même s’il y a là encore prescription des faits (en Californie, les cas d’agressions sexuelles sur enfants survenus avant 1992 ne peuvent être jugés), la police de Los Angeles entend bien enquêter sur l’affaire. Le porte-parole Josh Rubenstein a en effet expliqué que les agents "écouteront toujours le récit d’une victime et détermineront ensuite si le dossier est à l’intérieur du délai de prescription", comme Métro le rapporte.

Une enquête pour trouver "des failles juridiques"

Les résultats potentiels pourraient également aider d’autres enquêtes, et Marianne Barnard a suggéré sur Twitter que les enquêteurs étaient "en capacité de trouver des failles juridiques" pouvant permettre d’inculper Roman Polanski, notamment par rapport à "une 'potentielle' traite sexuelle d’enfants" – qui ne connaîtrait donc pas de délai de prescription.

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Roman Polanski a répliqué via son avocat, Harland Braun, qui a déclaré, toujours comme Métro le rapporte, que l’agresseur présumé avait engagé un détective privé pour interroger les proches de Marianne Barnard afin de fournir d’autres informations à la police. "Je crois qu’une enquête compétente de la police de Los Angeles prouvera que toute cette histoire est fausse", a-t-il argué, toujours selon Métro.

Par Mélissa Perraudeau, publié le 13/12/2017

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