© Disney/Pixar

Les robots et l’IA pourraient obliger des centaines de millions de personnes à changer de job d’ici 2030

Le constat n’a rien d’alarmiste. À condition que les États anticipent les bouleversements technologiques.

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Le cabinet d’études américain McKinsey & Company vient de publier un rapport dont l’objet est sujet à de multiples fantasmes : comment les robots et l’intelligence artificielle, regroupés sous le terme d'"automatisation", vont-ils nous dérober nos jobs d’ici 2030 ? Un chiffre saillant en ressort : entre 400 et 800 millions de personnes pourraient être supplantées par un outil technologique.

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Voici quelques-unes des grandes idées ressortant de ce rapport se basant sur les statistiques de 46 pays :

14 %

Quatorze pour cent des travailleurs du monde entier pourraient se voir contraints de changer de secteur. Il y a bien sûr des disparités selon les pays : dans un pays en développement comme l’Inde, ce chiffre tomberait à 9 %. À l’opposé, dans un pays riche comme l’Allemagne, il grimperait à 24 %. Autre corollaire : 0 à 30 % des heures travaillées dans le monde pourraient être automatisées selon la vitesse de transition.

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Métiers "prévisibles" = métiers automatisés

Les machines peuvent remplacer les humains dans les travaux "prévisibles" ("predictable") et l’analyse de données. En revanche, elles sont beaucoup moins fortes dès qu’il s’agit de communiquer, de manager ou de produire des expertises. Ces tâches occuperont donc davantage les humains, dont le niveau de formation devrait par ailleurs augmenter. Parallèlement, les humains seront davantage sollicités pour exploiter leurs facultés de sociabilisation, de créativité, d’émotion et de raisonnement logique.

Une étude basée sur un scénario précis

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Le scénario prédit ne marche que si les trois présupposés suivants sont respectés : l’augmentation des salaires et de la consommation, en particulier dans les pays émergents ; le vieillissement de la population ; le développement et déploiement des nouvelles technologies.

Et le chômage ?

Le rapport est optimiste. Car si tout est anticipé, on pourra éviter le chômage. Certains pays pourraient même connaître le plein-emploi (!) à quatre conditions : 1) Maintenir un taux de croissance élevé. 2) Aider à la formation des 75 à 375 millions de travailleurs qui seraient obligés de changer de secteur. 3) Fluidifier le marché du travail. 4) Expérimenter de nouvelles politiques sociales comme l’augmentation du salaire minimum, l’instauration d’un revenu universel de base ou des salaires liés à la productivité.

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Par Pierre Schneidermann, publié le 01/12/2017

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