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La France a encore des progrès à faire en matière de réseaux mobiles

Publié le

par Benjamin Benoit

Seulement 60 % du territoire sont réellement "bien couverts" par Orange.

(© EuropaCorp)

Votre réseau n’est pas terrible ? Vous ne recevez vos SMS que cinq heures plus tard, et avez loupé cette urgence qui vous met maintenant dans l’embarras ? Au moins, dans quelques minutes, vous saurez si c’est votre simple localisation qui est à mettre en cause… ou votre choix d’opérateur.

Sur le site Monreseaumobile, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a publié une carte en open data que tout un chacun peut consulter afin de voir quelles sont les zones de couverture "très bonne", "bonne" ou "limitée", pour le téléphone ou l’internet mobile. Très précise à 50 mètres près, elle dénonce quelques faits intéressants sur la couverture du pays.

Une "très bonne couverture" signifie qu’à l’intérieur comme à l’extérieur il n’y a aucun souci pour téléphoner ou textoter. Après, c’est "dans la plupart des cas". Par élimination, la carte détermine les "zones blanches", où il n’y a pas de réseau du tout. Cet outil permet aussi, par exemple, de mesurer la qualité du débit pour des lignes de train ou des transports en commun de tout poil, partout en France. Des données très parlantes, que l’on peut classer par opérateur : Orange, Bouygues, SFR ou Free.

Cette carte permet aussi de faire le tri entre les pubs des opérateurs et la réalité du terrain et, plus concrètement, de dissocier "couverture" et "bonne couverture". Orange se targue de pouvoir servir 98 % des Français, mais n’offre une "très bonne couverture" que sur 60 % de la surface de l’Hexagone. Un chiffre qui baisse proportionnellement avec les promesses des autres opérateurs – avec Free, on tombe à 57 %, et à 48 % pour Bouygues Telecom. Les chiffres sont aussi gonflés en matière de couverture Internet. Orange se vante de couvrir 99 % de la population, alors que ce chiffre serait plutôt 90 %, selon Le Monde il est plus difficile d’expliquer cette grosse différence avec une pirouette sémantique.

Avec une telle carte, l’ARCEP envoie un signal fort sur l’importance de la transparence et un gros coup de coude aux opérateurs. La balle est un peu plus dans votre camp : si vous constatez, par exemple, que dans votre zone un opérateur est plus à votre avantage qu’un autre, vous savez maintenant quoi en déduire.

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