Scandale Cambridge Analytica : Zuckerberg sort enfin de son silence

Excuses et mesures drastiques sont au menu.

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Mercredi 21 mars, le jeune patron de Facebook s’est enfin exprimé sur le scandale Cambridge Analytica. Comme à l’accoutumée, il a utilisé son canal d’expression favori : sa propre page Facebook (avant de répondre aux questions de CNN). L’heure est aux excuses. Morceaux choisis :

"Nous avons la responsabilité de protéger vos données. Si nous n’y arrivons pas, nous ne vous méritons pas. Je me suis attelé à comprendre ce qu’il s’était passé exactement et à faire en sorte que ça ne se reproduise plus. La bonne nouvelle, c’est que les mesures les plus importantes pour éviter que ceci se reproduise ont été prises il y a plusieurs années. Mais nous avons aussi commis des fautes, nous devons fournir davantage d’efforts, les intensifier et faire en sorte que ça marche. […]

J’ai créé Facebook et, jusqu’à aujourd’hui, je reste pleinement responsable de tout ce qui se passe sur notre plateforme. Je veux continuer à protéger notre communauté avec tout le sérieux nécessaire."

Outre la repentance, Mark Zuckerberg revient sur l’histoire de la fameuse application développée par Aleksandr Kogan à l’origine de la fuite des données de 50 millions d'utilisateurs de Facebook. Dès que Facebook a eu connaissance de l’utilisation frauduleuse des données en 2015, l’appli malfaisante a été suspendue. Dès 2014 cependant, Facebook avait considérablement limité le pouvoir d’aspiration de toutes les autres applis gourmandes. Mais l’intervention était arrivée trop tard, le mal était fait : Aleksandr Kogan avait recueilli les données en 2013.

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Zuckerberg promet donc une karchérisation en bonne et due forme des applications reliées à Facebook. Toutes celles qui recueillent de grandes quantités d’informations seront obligatoirement auditées, sous peine d’être suspendues. Les applis non utilisées depuis plus de trois mois seront limitées dans l’utilisation des données des utilisateurs. De manière générale, la transmission de données des utilisateurs aux développeurs d’applications sera restreinte. Enfin, grâce à une petite notification dans leur news feed, les utilisateurs sauront exactement quelles applications extérieures pompent encore leurs données.

Par Pierre Schneidermann, publié le 22/03/2018

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