Quand une marque de mode britannique est accusée d’ajouter des vergetures sur ses mannequins

Elle aurait ainsi essayé de gagner des points en image sans rien changer aux pratiques du milieu.

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La marque de mode de vente en ligne Missguided est sous le feu des critiques pour sa politique de retouche sur Photoshop qui paraît pour le moins discutable. Cette marque, qui met en avant une identité "body positive" pour les femmes, est accusée par les internautes d’avoir rajouté des vergetures sur un modèle.

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La marque britannique de prêt-à-porter a été mise en cause par des clients versés dans l’art et le graphisme pour l’utilisation de retouches sur Photoshop. Un internaute accuse la marque sur Twitter : "Missguided a juste rajouté des vergetures à cette femme. Pourquoi ne pas prendre directement un mannequin avec des vergetures, plutôt que de les rajouter sur Photoshop."

Un autre utilisateur a écrit : "la marque @missguided est souvent félicitée parce qu’elle n’efface pas les vergetures de ses mannequins, pourtant il suffit de zoomer sur un des posts de la marque sur Instagram pour y découvrir l’un des pires usages de Photoshop qui n’ait jamais existé."

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Il semble difficile de savoir si ces vergetures sont le fruit de retouches ou non mais Missguided a publié un communiqué qui affirme le contraire :

"Nous aimerions ajouter que toutes les accusations selon lesquelles nous avons ajouté via Photoshop des vergetures sont entièrement fausses. Notre but est de propager la positivité du corps et notre politique consiste à ne pas retoucher ce qui est généralement conçu comme des 'défauts'.

Les rajouter par le même moyen brouillerait complètement notre message, qui consiste à célébrer les corps tels qu’ils sont plutôt que de conforter la recherche d’une perfection irréaliste."

Le doute peut être permis en raison de la forme de ces vergetures. Dans tous les cas, la marque réaffirme son engagement pour le "body positism" et la tolérance dans le monde de la mode et des cosmétiques. Mais ajouter des défauts juste pour avoir l’air cool, ce serait pas cool, non, vraiment pas cool.

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À lire -> Dans une lettre ouverte, Edie Campbell dénonce la toxicité de l’industrie de la mode

Par Kimberly B. Johnson, publié le 15/11/2017

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