(Crédits image : destination-canada.net)

Engouement sans précédent autour du PVT pour le Canada

Samedi 1er février, les premiers Permis Vacances-Travail (PVT) réservés aux Français à destination du Canada se sont envolés en un temps record. Retour sur un emballement.

(Crédits image : destination-canada.net)

PVT, ce n'est pas uniquement l'acronyme d'un formidable groupe de musique électronique. Ces trois lettres symbolisent, pour plusieurs milliers de jeunes Français, la promesse de nouveaux horizons. Australie, Suède, Argentine, etc. Depuis 2003, le Programme Vacances-Travail, donne l'occasion à toute personne entre 18 et 30 ans de découvrir un autre pays que le sien, permettant de voyager dans des pays étrangers tout en y travaillant.

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De nombreux pays ont souscrit à ce partenariat mais parmi les destinations les plus prisées, le Canada tient la dragée haute. La destination est tellement appréciée que la première tranche de places disponibles qui s'adresse aux Français désirant travailler au Canada s'est envolée samedi 1er février en un temps record.

30.000 candidats en 2013, près de 50.000 en 2014

Selon Ici Radio-Canada, l'attirante destination nord-américaine subissait déjà un fort engouement par le passé. Néanmoins, plusieurs semaines étaient nécessaires pour écouler les quelques permis réservés aux habitants de l'Hexagone. De plus en plus recherchées, les places pour le Canada sont parties en trois petits jours lors de la session 2013, permettant à 6.750 Français d'acquérir le précieux sésame... alors qu'ils étaient 30.000 à candidater. De quoi tirer la sonnette d'alarme...

Ça n'a pas manqué : cette année, la demande était telle que les serveurs de l'ambassade du Canada sont même tombés en panne le jour de l'inscription, déchaînant la colère de nombreux aspirants. Problèmes de connexion, redirections idiotes, messages d'erreur absurdes... A leurs questionnements demeurés sans réponse à la suite de l'ouverture des inscriptions, les très nombreux PVTistes frustrés ont dû se contenter d'un laconique tweet de l'ambassade :

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Toutes les places de la première session sont parties en une seule petite heure. Amers, ils ont été nombreux à partager leur amertume. Ainsi, Émilie, citée par ICI Radio-Canada, pense avoir été victime de sa mauvaise connexion internet. Elle témoigne :

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Moi je vis dans un petit village avec un réseau Internet qui est très mauvais. Et j'ai l'impression que malheureusement, seules les personnes qui ont un très bon ordinateur, qui habitent proche d'une grande ville avec un très bon réseau ont pu entrer sur le site.

Un mince espoir

Il reste pourtant de l'espoir pour les candidats français incapables de se connecter à temps. Deux autres tranches d'inscription, chacune de 2.250 places également, s'ouvriront "en 2014". Que l'ambassade n'ait encore annoncé aucune date, soit. Mais nombreux sont les candidats à s'offusquer de la méthode d'annonce d'ouverture des tranches.

Un autre tweet de l'ambassade, posté peu après la première ruée, explique que la prochaine session sera annoncée "24 à 72 heures avant" sur Twitter et leur site officiel. Et déjà, on peut s'attendre à un nouveau rush, à une nouvelle panne, et à davantage de frustration pour des dizaines de milliers de jeunes Français.

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Selon un porte-parole des Offices jeunesses internationaux du Québec, ils sont entre 30.000 et 50.000 à être restés sur le carreau ce jour-là. La plupart avaient déjà organisé leur voyage, quitté des logements, des emplois et d'autres engagements en métropole, à attendre ce signe de la part du compte Twitter de l'ambassade du Canada... En vain, car il n'y aura pas de places pour tout le monde.

Par Théo Chapuis, publié le 04/02/2014

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