"Mon mari a fait de moi une prostituée", une campagne choc contre l'alcool au volant

Le court métrage indien Mon mari a fait de moi une prostituée, compte dénoncer un problème important en Inde : l'alcool au volant.

"Mon mari a fait de moi une prostituée. Non, il ne m'a pas forcé" précise une femme face caméra tout en s'apprêtant pour rejoindre un de ses clients. Elle raconte ensuite ce jour où son mari, ivre, a pris le volant et s'est retrouvé dans le coma.

Obligée de subvenir aux besoin de sa famille et de payer les frais médicaux de son mari, elle décide de se prostituer. Le message de la vidéo est clair : "Vous n'êtes pas le seul à payer le prix. Ne buvez pas avant de conduire".

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Réalisée par Pankaj Thakur et écrite par Joybrato Dutta, deux Indiens basés à Mumbai, la vidéo est rapidement devenue virale avec plus de 800 000 vues en l'espace de deux jours. Pour Business Insider, "cela signifie que de plus en plus de personnes sont conscientes de ce que boire en conduisant peut provoquer aux familles des personnes concernées".

Rohit Sakunia, le fondateur de Mission Sharing Knowledge, qui a diffusé ce court-métrage, rappelle à Business Insider :

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En Inde, 70% des accidents de la route ont lieu à cause de l'alcool au volant. "My husband made me a Prostitute" est un appel à tous ceux qui se vantent de leurs aptitudes à la conduite en état d'ivresse.

"Bien que ce récit soit fictif, il raconte l'histoire de nombreuses familles qui vivent dans l'obscurité à cause d'une décision fatale prise par le chef de famille", ajoute Joybrato Dutta. La campagne se veut donc choc en parlant de deux problèmes importants : l'alcool au volant et la prostitution.

Pour autant, de nombreuses personnes se sont indignées quant à son choix de se prostituer. "J'ai été volontaire" explique la femme interprétée par Sanghmitra Hitaishi. "Avec l'éducation que j'ai, la prostitution n'est pas la seule solution, mais c'est la plus rapide et la mieux payée", se justifie-t-elle. "Il existe de nombreuses autres solutions pour obtenir de l'argent", rétorque-t-on dans les commentaires.

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Par Anaïs Chatellier, publié le 28/11/2014

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