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Le propriétaire de Coachella soutient des associations anti-LGBT et climatosceptiques

Publié le

par Théo Mercadier

Source : capture d’écran YouTube

Alors que tout le monde s'extasie sur les têtes d'affiche du festival, on apprend que Philip Anschutz finance des associations liberticides et discriminatoires.

(Capture d'écran YouTube)

Le line-up indécent de la prochaine édition du festival Coachella a fait écouler les 200 000 places en à peine trois heures, malgré leur prix prohibitif de 355 euros. Une manne financière colossale (environ 71 millions d'euros) qui servira à payer les artistes, à gérer les installations, à organiser la sécurité et... à financer des associations anti-LGBT et climatosceptiques. D'après le Washington Post, Philip Anschutz, directeur de la firme AEG qui organise le festival, est également l'un des plus gros soutiens financiers de l'Alliance Defending Freedom (ADF). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le nom de l'association ("alliance de défense de la liberté" en français) ne colle pas vraiment avec les causes qu'elle défend, ou plutôt qu'elle attaque.


Car difficile de trouver lobby plus liberticide que l'ADF. L'association est notamment suspectée d'être à l'origine de dix-sept projets de loi proposés dans quatorze États des États-Unis et visant directement les droits des LGBT. Une vague répressive qui fait suite à la légalisation du mariage entre personnes du même sexe par la Cour suprême américaine, en juin 2015Comme le rappelle Les Inrocks, c'est également l'ADF qui est à l'origine de ce "petit" guide pratique destiné à aider les fidèles à se prémunir du dangereux message pro-liberté sexuelle qui se répandrait comme un virus dans les églises américaines.

Philip Anschutz, 39e fortune des États-Unis, a ainsi offert entre 2011 et 2013 environ 110 000 dollars à l'ADF et 80 000 dollars répartis sur d'autres associations anti-LGBT. Dans un communiqué, le directeur de l'association ProgressNow Colorado, Ian Silverii, accuse directement ces groupes de prôner la violence à l'égard des personnes LGBT, à l'image du très virulent groupe d'action Pray in Jesus Name. Dans ces conditions, difficile d'imaginer que Philip Anschutz n'ait pas connaissance des positions et agissements des associations qu'il finance. "Son soutien à des groupes discriminatoires met Anschutz du mauvais côté de l'histoire", assène encore Ian Silverii.

Comme si cela ne suffisait pas, Greenpeace accuse également le directeur de Coachella de faire partie des fortunes qui apportent des fonds à des groupes de lobbying climatosceptiques. Sans commentaire.

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