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Le prix du ticket de métro augmente lui aussi, encore...

Publié le

par Rachid Majdoub

Ici dans le métro parisien, Kristen Stewart n’est pas contente

Au même titre que le passe Navigo, le ticket de métro verra son prix augmenter dès le 1er août, passant de 1,80 à 1,90 euro. 

Ici dans le métro parisien, Kristen Stewart n'est pas contente. (plan du film <em>Personal Shopper</em>, réalisé par Olivier Assayas)

Après le passe Navigo, dont le prix augmentera de 3 euros (+4,3 % de hausse) à compter du 1er août 2016, c'est au tour du ticket de métro de voir sa valeur croître. Un euro et quatre-vingt centimes, c'est le montant (déjà bien élevé) à débourser pour s'équiper du petit rectangle en carton et éviter tout "oh meeeerde" face à une armée de contrôleurs.

À partir du 1er août, un ticket à l'unité coûtera donc 10 centimes de plus, soit 1,90 euro (+5,5 %), comme le note Le Parisien. Quant au carnet de 10 tickets, il passera à 14,50 euros au lieu des 14,10 euros actuels, soit une hausse de 2,8 %. Des augmentations qui concerneront 30 % des usagers des transports franciliens, adeptes du ticket, et, logiquement, 0 % des fraudeurs, pour lesquels la situation reste inchangée. À moins qu'ils ne soient encore plus nombreux après cette nouvelle hausse des prix ?

"Un financement pérenne du système de transports"

Peu importe pour le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif). Sous l'autorité de Valérie Pécresse (présidente LR de la région), celui-ci devrait voir ses comptes renfloués d'environ 10 millions d'euros grâce à cette décision, prise en accord avec le gouvernement (qui sera entérinée lors du conseil d'administration du Stif le 13 juillet), précise Le Parisien. Cette somme vient s'ajouter aux 80 à 90 millions d'euros qui seront générés par l'augmentation des prix du passe Navigo.

Pour justifier la hausse des prix du Navigo, et donc indirectement du ticket de métro, Valérie Pécresse, qui ne respecte donc pas ses engagements de campagne, met en avant "l'amélioration de la qualité du service", avec l'assurance d'"un financement pérenne du système de transports francilien", après la suppression des zones et l’uniformisation des prix au tarif unique à 70 euros. L'objectif : "lancer le plan de modernisation" des rames en Île-de-France grâce à cette augmentation, tout en préservant "les plus fragiles" en gelant certains forfaits :

Ces raisons avancées ne suffisent cependant pas à calmer la grogne des usagers, dont le pouvoir d'achat, lui, n'augmente pas.

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