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Le premier rallye mondial de voitures non polluantes devrait se lancer de Paris en 2019

Publié le

par Jeanne Pouget

World Solar Challenge (©
Nuon Solar Team
/Flickr/CC)

Oubliez le Paris-Dakar et ses véhicules polluants et bruyants. L’avenir du rallye réside dans les énergies vertes.

Voiture solaire lors du World Solar Challenge 2009, en Australie. (© Nuon Solar Team/Flickr/CC)

Le Néerlandais Frank Manders, passionné de voitures, travaille depuis plusieurs années à l’organisation (fastidieuse) de la course automobile du futur, où seuls les véhicules propres seraient autorisés. Un projet de rallye écolo que l’intéressé a présenté le week-end dernier au salon des technologies Change Now, où s’est rendu France 24.

Il s’agira d’un rallye mondial de 80 jours réservé aux voitures "sans moteur à combustion", dont le départ se fera de Paris, probablement en avril 2019. Le parcours prévoit de rallier le Kazakhstan, puis la Chine, avant que les pilotes n’embarquent sur un bateau qui rejoindra le Canada, d’où ils traverseront le continent américain, avant de finalement retourner en Europe.

"Montrer que des alternatives existent"

Les véhicules électriques, à hydrogène, mais aussi qui fonctionnent à l’énergie solaire pourront concourir à cette performance écolo. En fait, tout est permis du moment que les concurrents proposent des alternatives propres pour la planète et des solutions innovantes : "L’idée est de montrer toutes les alternatives qui existent, car peu de gens sont au courant", a déclaré Frank Manders à France 24.

Les participants devront relever de nombreux défis, puisque le principal obstacle des énergies renouvelables est leur manque d’autonomie. Autant il est aisé de trouver une station-service un peu partout dans le monde, autant recharger la batterie de son véhicule électrique au fin fond du désert est une autre affaire…

Autre exemple : un véhicule qui fonctionne grâce aux énergies solaires pourra effectivement rouler sans peine des jours dans le désert, mais il pourra être confronté à une pénurie d’ensoleillement dans certains pays. C’est justement ce défi logistique qui intéresse Frank Manders : "Nous travaillons actuellement sur le problème des infrastructures." Si cette course est un succès, elle prouvera alors que tout est possible avec un peu de réflexion et de volonté − et beaucoup d’huile de coude.

Une performance qui n’est pas sans rappeler l’exploit des deux pilotes de Solar Impulse, cet avion qui avait bouclé en juillet 2016 un tour du monde historique sans une seule goutte de carburant. Bertrand Piccard, l’un des copilotes, est d’ailleurs l’un des ambassadeurs de cette course d’un nouveau genre.

À lire -> En Australie, la course futuriste où les voitures roulent à l’aide du soleil

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