En Pologne, Winnie l'Ourson n'est pas celui que vous croyez

En Pologne, le mignon Winnie l'Ourson a créé une mini-polémique lors de la confection d'un parc pour enfants.

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À Tuszyn, située dans la voïvodie de Łódź, à une centaine de kilomètres de la capitale Varsovie, une drôle d'affaire fait parler. Le conseil municipal de cette ville d'environ 60.000 habitants a décidé d'interdire la décoration du terrain de jeu pour enfants avec Winnie l'Ourson en effigie. L'histoire est rapportée par le site CroatianTimes.com. D'après le média local, l'ourson, "à demi-nu" et avec un "unique t-shirt rouge", représenterait une "sexualité ambiguë".

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Pour les membres du conseil, "c'est complètement inapproprié pour les enfants" étant donné que Winnie l'Ourson "ne porte pas de pantalon ni de sous-vêtements parce qu'il n'a pas de sexe" et qu'il est "un hermaphrodite" ["hermaphrodisme" est un terme utilisé pour caractériser ce qui rassemble les deux sexes, ndlr].

Aussi, une autre élue, une certaine Hanna Jachimska, a réussi à affirmer, en parlant de Alan Alexander Milne, créateur du personnage fictif en 1926 :

C'est très perturbant ! L'auteur avait plus de 60 ans et a coupé les testicules de Winnie avec un rasoir car il avait un problème avec sa propre sexualité !

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On attend leurs explications sur Donald, Riri, Fifi et Loulou, qui eux aussi ne portent pas de pantalons.

La fiction pour enfant ou le fantasme des grands

Ce n'est évidemment pas la première fois que les contenus culturels à destinations des enfants sont traduits par les adultes de manière politique ou idéologique. On se souvient d'un pasteur américain qui avait vu dans La Reine des neiges un film de propagande pour rendre les enfants homosexuels et zoophiles.

Kevin Swamson, le pasteur en question, affirmait à ce propos :

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Je me demande si les gens pensent ainsi : "Je crois que ce petit film tout mignon va endoctriner mon enfant de 5 ans pour en faire une lesbienne, et traiter l’homosexualité et la bestialité de façon légère" [...]. Je me demande si le parent moyen qui va voir La Reine des neiges pense ainsi.

En 2011, l'écrivain et maître de conférence à Science Po Antoine Buéno voyait dans les Schtroumpfs une communauté "totalitaire, raciste, machiste et antisémite". Dans un article de Rue89, il expliquait que le Grand Schtroumpf était le chef au pouvoir absolu ou que Gargamel "a tout du juif tel que la propagande stalinienne le représente".

Par Louis Lepron, publié le 25/11/2014

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