Des poupées handicapées pour apprendre la tolérance aux enfants

Suite à la campagne "Toy Like Me", une ligne de poupées handicapées visant à promouvoir la tolérance chez les enfants a été créée. 

Les poupées handicapées proposées par la marque Makie

Les poupées handicapées proposées par la marque Makies

La campagne "Toy Like Me", visant à apporter plus de diversité dans l'univers du jouet, a été lancée sur les réseaux sociaux par des parents d'enfants handicapés. Ils ont ainsi posté sur Facebook les images de poupées, de Playmobil remaniés et placés dans des fauteuils roulants ou encore guidés par des chiens, après avoir rappelé que plus de 150 millions d'enfants à travers le monde souffrent de handicaps.

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En parallèle, ils ont aussi appelé les constructeurs de jouets à faire preuve de davantage d'ouverture, afin que les enfants présentant des handicaps soient eux aussi représentés – de manière positive – et que ceux ne souffrant pas d'infirmité y apprennent la tolérance. Playmobil, Lego et Mattel (qui produit les Barbies) ne leur ont toujours pas répondu, comme l'affirme Rebecca Atkinson, à la tête de la campagne, dans The Guardian.

Makies propose des poupées handicapées

Cependant, entre effort d'ouverture et coup de com', Makies s'est elle inspirée de "Toy Like Me" pour proposer des poupées handicapées à ses clients. La marque vendait déjà des jouets personnalisables, permettant de choisir la couleur de peau ou encore la coupe de cheveux. Maintenant, ces poupées peuvent aussi porter des lunettes, tenir une canne, avoir une tâche de naissance ou un système auditif.

Les moindres détails ont d'ailleurs été pris en compte par la marque, puisque les poupées présentées comme ayant des problèmes auditifs ont des mains et doigts flexibles leur permettant de parler le langage des signes. Créées à l'aide d'imprimantes 3D, elles ne seront cependant pas à la portée de tous les portefeuilles, puisque chacune des productions de MakieLab coûte 95 euros.

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Enfin, Arklu, la marque qui crée les poupées Lottie, voit un quart des petits personnages qu'elle produit arborer une paire de lunettes, et a accepté de réfléchir à de nouvelles infirmités qu'elle pourrait représenter à travers ses jouets.

Par , publié le 19/05/2015

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