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Depuis 1970, la population d'espèces sauvages a été divisée par deux

Publié le

par Arthur Cios

Le rapport de 2014 de la World Wildlife Fund est formel : 52% des animaux sauvages auraient disparu en 40 ans. En grande partie à cause de l'Homme, et de la chasse/pêche.

Graphique représentant les différentes menaces pour la population animale (Crédits image : WWF)

Depuis plusieurs jours, la mort du lion Cecil émeut la webosphère et même au-delà. La chasse de cet animal par un dentiste américain fait beaucoup de bruit, et a permis de remettre sur le devant de la scène la mort de ces espèces protégées.

Vox a ressorti à l'occasion son grand article paru fin 2014 sur le rapport annuel de la WWF concernant la disparition de la faune sauvage. Histoire de prendre un peu de recul face à la médiatisation de cette affaire. Car le cas de Cecil est loin d'être rare.

La WWF considérait à l'époque que la chasse et la pêche (dans le sens large du terme, comprendre à des fins alimentaires, sportives ou purement accidentelles) étaient les plus grandes menaces de ces populations d'espèces sauvages, devant la dégradation des habitats.

Une population réduite de moitié en quarante ans

Le résultat de ce rapport est sans équivoque : entre 1970 et 2010, 52% d'entre elles ont disparu. Ce sont les espèces vivant dans les eaux douces qui sont les plus touchées, puisque leur population aurait chuté de 76%, là où l'on parle de 39% pour les espèces maritimes et 38% pour les espèces terrestres.

Du point de vue géographique, c'est en Amérique Latine que l'on constate le plus de pertes avec 83%, suivie par l'Asie-Pacifique. Point intéressant et pouvant donner un peu – un peu seulement – d'espoir dans ce monde de brutes, les espèces dans les aires protégées n'auraient diminué que de 18%.

Enfin, bien qu'il n'en reste que 880, on constate que la population de gorilles des montagnes a un peu augmenté sur cette période au Rwanda, en Ouganda et en République démocratique du Congo. Comment l'expliquer ? Le développement d'un tourisme basé sur cette espèce bien trop rare.

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