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Pollution : la qualité de l'air que nous respirons est alarmante selon l'OMS

Publié le

par Jeanne Pouget

La tour-Eiffel ne respire pas toujours un bon air (© Wikimedia Commons)

Selon un nouveau rapport publié par l'Organisation mondiale de la Santé ce jeudi 12 mai, 80 % des habitants des zones urbaines respirent un air de qualité désastreuse. 

La tour Eiffel ne respire pas toujours un bon air. (© Wikimedia Commons)

De plus en plus de pays mesurent la qualité de leur air, ce qui a permis a l'OMS de doubler sa base de données en deux ans pour étudier 3 000 villes à travers 103 pays. Une bonne nouvelle en termes de surveillance de la pollution, mais moins en termes de résultats : plus de 80 % des populations urbaines à travers le monde respirent un air dépassant largement le taux de particules et de particules fines fixées par l'institution.

Si toutes les régions du monde sont concernées, l'augmentation du niveau de pollution frappe en premier lieu les villes les plus pauvres du globe. En effet, 98 % des pays à revenus faibles ou intermédiaires de plus de 100 000 habitants sont surexposés à la pollution de l'air, bien au-delà des limites fixées par l'OMS. Un pourcentage qui affiche 56 % pour les pays développés à hauts revenus.

L'une des principales causes de mortalité

Ce rapport plutôt alarmant met ainsi en lumière les disparités criantes face à la qualité de l'air, entre pays riches et pauvres, et les incidences sur la santé et le taux de mortalité.

"La pollution de l'air est le principal facteur de maladies et de décès [...] Quand un air pollué couvre nos villes, les populations urbaines les plus vulnérables – les plus jeunes, les plus vieux et les plus pauvres – sont les plus touchées", explique le Dr Flavia Bustreo, sous-directrice générale en charge de la santé de la famille, de la femme et de l'enfant à l'OMS.

Quand la qualité de l'air décline, le risque d'accident vasculaire cérébral, de maladie cardio-vasculaire, de cancer du poumon ou de maladie respiratoire chronique aiguë comme l'asthme, augmente de façon significative chez les populations exposées.  L’inhalation de particules fines est un risque majeur pour la santé et serait à l'origine, selon l'OMS, de trois millions de décès prématurés dans le monde chaque année.

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