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La police londonienne ouvre une unité contre les trolls sur Internet

Publié le

par Thibault Prévost

À Londres, cinq policiers seront chargés de traquer les trolls pour rendre justice aux victimes de harcèlement et de discrimination en ligne.

Tremblez, haters, votre règne maléfique  approche de son terme ! À Londres, la Metropolitan Police vient d'annoncer, lundi 15 août, la création d'une nouvelle unité dédiée à la chasse aux trolls sur Internet. L'initiative — baptisée "Online Hate Crime Hub" et dotée d'un budget d'environ 1,7 million de livres (soit 2 millions d'euros) — vise à fournir à la police londonienne des outils et une formation pour mieux comprendre et combattre le harcèlement en ligne.

Pour le moment, explique Dazed, l'unité sera basée à Scotland Yard et se composera de cinq agents à plein temps, qui auront donc la tâche de surveiller et administrer l'Internet britannique. Souhaitons-leur bonne chance, comme aux pauvres fonctionnaires du CSA chargés, en 2012, de contrôler les réseaux sociaux pour éviter la divulgation à l'avance des résultats de l'élection présidentielle. Bien entendu, le harcèlement en ligne est un délit autrement plus grave, devenu maintenant "une norme établie" dans la société numérique, selon une étude australienne publiée en mars dernier.

Pour lutter contre la prolifération de la pratique, la nouvelle unité travaillera avec des volontaires, sur la base du signalement de comportements, pour identifier les potentiels agresseurs, comme le détaille la BBC. Selon le porte-parole de la mairie londonienne, il s'agit de la première initiative de ce type dans le monde. En France, s'il n'existe pas encore d'unité de police dédiée au harcèlement en ligne, la loi pour une République numérique d'Axelle Lemaire, adoptée le 20 juillet dernier, intensifie la diffusion, à tous les stades de la scolarité, d'une "information consacrée à la détection et la lutte contre le cyber-harcèlement". Et augmente les sanctions à l'encontre des trolls et autres harceleurs, qui risquent désormais jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende en cas de suicide de la victime.

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