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Plus d’un quart des logements du centre de Paris sont inhabités

Selon un rapport de l’Atelier parisien d’urbanisme, plus d’un quart des logements du centre parisien sont inhabités.

Quai aux Fleurs à Paris, dans le 4e arrondissement (© Moonik/Wikimedia).

Plus d’un quart des logements du centre de Paris sont inoccupés. C’est ce que révèle le rapport alarmant de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). Dans les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements de la capitale, 20 264 appartements ont été répertoriés comme inhabités, soit un pourcentage de 26 % de la zone concernée, bien supérieur à la moyenne parisienne (15 %). C’est le 4e arrondissement qui remporte la palme de la désertification : près d’un logement sur trois (29,8 %) y est en effet inoccupé.

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(© rapport de l’Atelier parisien d’urbanisme)

En cause ? La concentration de nombreuses résidences secondaires qui ne sont louées par leurs propriétaires qu’occasionnellement à des touristes, voire pas du tout. Ce qui ne manque pas d’influer sur la vie des quartiers concernés, comme l’explique l’Apur :

"Par comparaison avec l’ensemble de Paris, ces arrondissements se caractérisent par une surreprésentation des jeunes adultes disposant de revenus plutôt élevés. On constate, sur les dernières années, une baisse de la population résidente, liée à l’augmentation des logements inoccupés."

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Et le phénomène est en constante augmentation : la proportion d’habitations inoccupées a augmenté de 1,3 point entre 2008 et 2013. Une hausse bien plus rapide que celle de Paris dans son ensemble (0,6 point). Au total, toujours selon l’Apur, la capitale comprendrait plus de 205 000 logements inoccupés.

Une hausse de la taxe d’habitation

Pour tenter d’endiguer ce fléau, la mairie de Paris s’apprête à augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et les logements vacants de la capitale. Autrement dit, les propriétaires des appartements en question devraient payer davantage d’impôts. Une mesure censée pousser les propriétaires à louer leurs biens.

Fixée à 20 % il y a deux ans, la surtaxe d’habitation est passée à 60 % en janvier dernier. Elle devrait encore augmenter prochainement. Comme le rapportait Le Figaro en juillet dernier, le Conseil de Paris a voté, le 4 juillet dernier, le principe d’une multiplication par quatre des surtaxes d’habitation dans la capitale : selon l’élu PCF Jacques Baudrier, "pour une surtaxe moyenne actuellement de 600 euros [par an, ndlr], cela reviendrait à payer 2 500 euros".

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"C’est le seul levier sur lequel nous pouvons jouer pour encourager les propriétaires à louer leurs biens", explique Ian Brossart, adjoint au logement PCF à la mairie de Paris.

Par Léa Marie, publié le 24/08/2017

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