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Un appel pour que l'allaitement ne constitue plus une pression sociale

Publié le

par Juliette Geenens

Une tribune a été publiée sur Libération.fr dans le but de lutter contre la culpabilisation des femmes qui refusent de nourrir leur enfant au sein. 

Les femmes qui ne nourrissent pas leur enfant au sein sont parfois considérées comme de mauvaises mères.

Titiou Lecoq, auteure et journaliste, Pénélope Bagieu, dessinatrice de BD, Nadia Daam, journaliste, Alexandrine Duhin, éditrice... Toutes ces femmes, et bien d'autres, ont décidé d'écrire et de partager une tribune sur le site de Libération afin de faire prendre conscience de la pression sociale dont souffrent certaines jeunes mamans au sujet de leur choix de nutrition de leur bébé.

"Toutes se trouvent confrontées au même problème : le jugement d’autrui. Chaque femme mérite un respect égal dans ses choix personnels. Nous demandons simplement de conserver notre droit à décider sans devoir affronter une culpabilisation permanente."

Titiou Lecoq et les autres rédactrices de la pétition constatent un "bashing" récurrent, dans les médias notamment, envers les femmes qui ne pratiquent pas l'allaitement. Elles font part d'un ras-le-bol vis-à-vis des études scientifiques réalisées sur la santé du nourrisson et les articles écrits à la gloire de l'allaitement.

"L’allaitement au sein ou au biberon doit rester un choix personnel. Ce n’est pas à des acteurs privés ou publics de décider pour nous."

Elles invoquent le droit des femmes à disposer de leurs corps comme chacune l'entend. Un droit mis à mal par les jugements que les femmes subissent sur des sujets comme l'avortement, les transformation physiques ou, en l'occurence, l'allaitement. Systématiquement, une femme se verra critiquée pour la façon dont elle traite son corps, et les normes l'empêchent de pouvoir profiter de son droit, censé être fondamental pour tous.

"Il faut cesser d’opposer les droits de la femme, et en premier lieu celui de disposer de son corps, aux devoirs de la mère, qui se devrait corps et âme à ses enfants."

Ce manifeste, lancé le 2 février, a déjà l'adhésion de 1 000 signataires. Parmi eux, beaucoup de femmes, de tous les métiers (d'assistante sociale à militaire en passant par avocate...), mais aussi des hommes. Ces derniers n'ont pas à se sentir exclus de ce discours sur l'allaitement, bien au contraire. Les papas aussi ont un rôle à jouer.

La tribune est à lire dans son intégralité sur Libération.fr.

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