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De Paris à Toulouse, voici les villes les plus chères pour les étudiants

Publié le

par Fanny Hubert

La place du Capitole à Toulouse

L'UNEF a dévoilé son classement des villes les plus (et les moins) chères pour les étudiants. Sans surprise, la capitale arrive en tête. 

La place du Capitole à Toulouse

Vivre et étudier dans la capitale coûte cher. Même si l'on s'en doutait déjà, l'UNEF a dévoilé son classement des villes les plus onéreuses et Paris arrive largement en tête. Les dépenses par étudiant s'élèvent en moyenne à 1 124,33 euros par mois. Un chiffre exorbitant comparé à la ville de Brest par exemple, où il ne faut "que" 679,95 euros pour subvenir à ses besoins. Les villes de Saint-Quentin et Saint-Denis complètent le podium avec respectivement 987,41 euros et 985,41 euros mensuels par personne.

Pour obtenir ces chiffres, l'Union Nationale des Étudiants de France s'est basée sur le coût des transports, des dépenses courantes (qu'ils estiment en moyenne à 330 euros en France) et des loyers. C'est surtout là que le bât blesse pour la capitale puisque se loger à Paris revient très cher : 795 euros par mois en moyenne contre 322 euros pour Brest. Certaines villes ont vu leurs loyers augmenter considérablement : +6,6% au Havre,+2,6% à Nancy, +2,4% a Tours ou encore +1,8% à Strasbourg.

(Source : UNEF)

La capitale fait tout de même des efforts en matière de logement. Elle est la seule ville qui a mis en place depuis le 1er août dernier un plafonnement des loyers qui devrait changer un peu la donne. De plus, pour vous aider à vous installer dans votre premier appartement, le dispositif AILE donne 900 euros à tous les étudiants boursiers qui débarquent.

Des aides inégales

En ce qui concerne les transports, l'écart de prix est également très grand entre les villes. Alors qu'à Toulouse, un étudiant paye en moyenne 8,33 euros par mois, à Rennes il payera quasiment 32 euros. À Paris, la moyenne est de 27,83 euros, même si le forfait Imagine R voit ses tarifs augmenter tous les ans.

Le coût de la vie dépend aussi des aides que la ville propose. Marseille, Dijon, Brest, Strasbourg et Rennes sont de mauvais élèves puisqu'aucune aide financière n'est proposée à ceux et celles qui étudient. Et comme le rappelle l'UNEF, seul un quart des étudiants est boursier.

Des chèques vacances sont proposés dans quatre villes dont Paris et Bordeaux et des chèques santé sont disponibles dans douze villes sur les vingts concernées. Ceci n'est pas assez puisqu'encore "20% des étudiants n’ont pas de complémentaire santé, or on sait que cela constitue un vrai frein à l’accès aux soins", comme le souligne William Martiner, président de l'UNEF.

L'UNEF avait vu juste en disant que la rentrée universitaire dans l'enseignement supérieur allait coûter plus chère. Pour changer les choses, le syndicat demande entre autres à ce que plus de bourses soit distribuées, que tous les étudiants bénéficient des chèques santé et que les villes universitaires encadrent enfin leurs loyers. En espérant que l'appel soit entendu.

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