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À Saint-Malo, la police blesse onze enfants en évacuant un collège occupé

Publié le

par Théo Chapuis

Devant le collège, la charge des policiers tourne au désordre (Capture d’écran Le Télégramme)

Pour déloger une centaine de manifestants, parents et élèves, qui ont bloqué un collège de Saint-Malo, les policiers n'ont pas hésité à recourir à la force.

Devant le collège, la charge des policiers tourne au désordre. (Capture d'écran Le Télégramme)

À Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le collège Surcouf devra fermer ses portes en septembre 2017. En signe de protestation contre cette décision du Conseil départemental, une centaine d'élèves, parents d'élèves et enseignants ont bloqué l'entrée de l'établissement, ce matin à partir de 7 h 30. Ils ne s'imaginaient sans doute pas que la police prendrait autant à cœur de les déloger par la force.

Au milieu de la matinée, des agents de la police nationale sont intervenus afin de disperser les manifestants, bousculant jeunes et moins jeunes, conduisant à la blessure de onze enfants dans la cohue. Trois d'entre eux ont été pris en charge par les pompiers.

Le maire demande des explications

Des vidéos amateur montrent la pagaille qui a caractérisé l'intervention policière, les agents peinant à se frayer un chemin parmi des parents et des élèves déterminés :


Saint-Malo. Intervention des forces de l'ordre...
par Letelegramme

Le maire de Saint-Malo, Claude Renoult (divers droite) a sollicité la mise en place d'une cellule psychologique auprès de l'Éducation nationale. Il déplore "cet état de fait" et "demande des explications sur cette intervention sans concertation préalable", rapporte Libération. D'après lui, cette évacuation a été diligentée "à la demande de l'Éducation nationale par les services de l'État". M. Renoult déclare regretter "vivement cette situation et assure aux élèves, parents d'élèves et équipe pédagogique de son soutien après cet évènement".

Quoi qu'il arrive, cet épisode fâcheux pour la police est relevé par plusieurs commentateurs sur Twitter comme un nouvel exemple de la perte de contrôle des forces de l'ordre, notamment Cécile Duflot :