Obama fait du forcing sur l'environnement avant l'arrivée de Trump au pouvoir

Le secrétaire d'État John Kerry a réaffirmé que l'administration Obama veut faire avancer les choses avant la passation de pouvoir.

Pour Donald Trump, futur président des États-Unis, le changement climatique n'est qu'une vaste blague. "Le concept de réchauffement climatique a été créé par les Chinois pour attaquer la compétitivité des industries américaines", a-t-il un jour tweeté.

Alors, pour anticiper et compenser le probable manque d’engagement du futur président, l’administration Obama veut faire passer un maximum d'engagements américains avant que Donald Trump ne prenne ses quartiers à la Maison-Blanche.

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President Barack Obama with Chancellor Angela Merkel at the G7 Summit in Germany (Photograph: The White House via Flickr)

Barack Obama et Angela Merkel lors du G7 en Allemagne. (© The White House/Flickr)

En vdéplacement en Nouvelle-Zélande, dimanche 13 novembre, le secrétaire d’État John Kerry a déclaré que les États-Unis feraient tout pour faire ratifier un accord international visant à lutter contre le réchauffement climatique avant la passation de pouvoir :

"Jusqu’à la fin officielle de cette administration le 20 janvier, nous avons l’intention de faire tout notre possible pour assumer nos responsabilités envers les générations futures, pour qu’elles puissent être armées face aux menaces qui pèsent sur elles et notre planète."

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L'administration Obama souhaite contribuer à limiter la montée des températures qui menace la survie de plusieurs espèces animales et végétales, provoque la montée du niveau des mers et la désertification. Les États-Unis sont en effet aujourd’hui responsables de 20 % des émissions de gaz à effet de serre.

John Kerry en mission

Donald Trump a quant à lui déjà promis durant sa campagne de rompre l'engagement des États-Unis dans l’Accord de paris sur le climat, ratifié par 109 pays, sans se plier à la procédure qui rend le retrait d'un pays long et difficile.

Même si John Kerry s’accroche à l’idée que Donald Trump n'appliquera pas nécessairement ses promesses de campagne, le diplomate pense que mettre l’accent sur l’environnement doit être la priorité dans les mois à venir. John Kerry effectue en ce moment de nombreux déplacements à travers le monde pour évoquer les problématiques environnementales avec de nombreux États. Il devrait être présent ce mardi 15 novembre à Marrakech pour la journée des chefs d'États de la COP22.

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One last jump shot before he leaves (Photograph: The White House via Flickr)

Un dernier point avant de partir (© The White House/Flickr)

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par Matthew Kirby, publié le 15/11/2016

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