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Nuit debout : sur la place de la République, le potager de la discorde

Depuis le 31 mars, la place de la République à Paris est investie chaque nuit par des milliers d'opposants à la loi Travail. Dans une ambiance pacifiste et festive, les manifestants, qui souhaitent construire "un nouveau récit commun", ont notamment élaboré plusieurs potagers. Mais ce n'est pas forcément au goût de tout le monde.  

Le mouvement Nuit debout et les manifestations contre la loi Travail à Paris auraient entraîné 500 000 euros de dégâts dans les lycées franciliens selon la présidente de la région Île-de- France Valérie Pécresse, annonçant que la région porterait plainte "systématiquement" contre tous types de dégradations commises.

La région pourrait donc déposer une plainte concernant les dalles enlevées autour d'un arbre de la place de la République (rénovée en 2012-2013 pour un coût de 24 millions d'euros) dans le but de  créer un potager. Celui-ci a été détruit ce lundi 11 avril au matin par les forces de l'ordre.

La ville de Paris prend ses distances

Une ligne ferme martelée par la région IDF, dans un premier temps approuvée par l'adjointe à la mairie de Paris Colombe Brossel sur le site du Figaro, puis contredite par le directeur de cabinet d'Anne Hidalgo quelques heures plus tard. La Ville abandonne donc l'idée de porter plainte contre X suite aux dégradations commises place de la République par les militants de la Nuit debout au motif que le constat d'huissier n'établit pas "de dégradations jugées suffisamment importantes" pour demander réparation.

D'autres petits jardins subsistent. Constitués de simples amas de terre, ils n'ont entraîné le retrait d'aucune dalle. Et nous, on les trouve plutôt mignons :

Jardin debout - Crédit Konbini

"Jardin debout". (© Konbini)

Jardin debout - Photo Konbini

"Jardin debout". (© Konbini)

Jardin debout - Photo Konbini

"Jardin debout". (© Konbini)

Jardin debout - Photo Konbini

"Jardin debout". (© Konbini)

À lire -> En images : Nuit debout, la naissance d'un mouvement

Par Jeanne Pouget, publié le 11/04/2016

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