Pour le porte-parole des Républicains, Nuit debout reflète "les ravages du cannabis"

Guillaume Larrivé juge sévèrement les débats qui ont lieu place de la République, à Paris, et dénonce "les ravages de l'usage excessif du cannabis" sur le cerveau. 

Assemblée générale à Nuit debout, place de la République, à Paris. (Nicolas Vigier / CC / Flickr)

Assemblée générale à Nuit debout, place de la République, à Paris. (Nicolas Vigier/CC/Flickr)

Pour Nicolas Sarkozy, les militants de Nuit debout n'ont "rien dans le cerveau". Pour Guillaumé Larrivé, député de l'Yonne et porte-parole des Républicains, ils sont carrément drogués. Dans une interview accordée à RFI, mardi 3 mai, le représentant du parti de droite a exprimé son opposition au mouvement Nuit debout. Pas seulement pour des raisons de sécurité (casseurs, état d'urgence...), mais aussi pour des raisons intellectuelles.

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Dans la partie de son interview consacrée à Nuit debout, Guillaume Larrivé, par ailleurs député de l'Yonne et vice-président de la commission d'enquête sur la lutte antiterroriste de l'Assemblée nationale, entame son argumentaire ainsi :

"On tolère depuis des semaines des débordements en plein cœur de Paris.

Je ne dis pas que Nuit debout ce ne sont que des casseurs. Mais ce sont assez largement des faux penseurs qui attirent des vrais casseurs. J'y suis allé il y a deux semaines, écouter ce qui se disait, vers 22 heures. On n'entend pas des choses bouleversantes d'intelligence. En revanche, on voit bien une espèce de faune attirée place de la République, qui à partir de 22 ou 23 heures, est plutôt là pour casser que débattre.

Il faut arrêter tout cela en interdisant ces manifestations d'occupation de l'espace public, qui n'ont pas leur place dans la République."

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"J'ai entendu beaucoup de poncifs"

Rien de très neuf par rapport aux sermons de la droite, qui juge que l'état d'urgence est incompatible avec un tel rassemblement. En revanche, l'analyse toxicologique des "deboutistes" est une première, chez les Républicains :

"Je ne pense pas que ce soit place de la République, dans la confusion, que va jaillir un bouillement intellectuel qui va révolutionner la pensée française.

Quand j'y suis allé, j'ai entendu beaucoup de poncifs. Et je vais même vous dire, j'ai cru percevoir les ravages d'un usage excessif de cannabis sur les capacités cérébrales."

Une déclaration d'amour sortie dans un sourire satisfait, que les personnes mobilisées depuis près d'un mois apprécieront.

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Par Ariane Nicolas, publié le 03/05/2016