Hitler and Generals at his 1941 Christmas party.

En images : Hitler, le parti nazi et leur veillée de Noël à l'ombre des croix gammées

Le magazine LIFE diffuse des images exclusives de la veillée de Noël 1941, prises par le photographe personnel de Hitler. Des clichés saisissants.

Le rêve d'Adolf Hitler pour les fetes de fin d'année ? Un Noël blanc (Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

1941, année chargée. Blitz terminé avec succès en Europe, apparition de l'étoile jaune pour les Juifs allemands, test des premières chambres à gaz à Auschwitz, lancement de la brutale opération Barbarossa sur l'(ex-)allié Russe... Mais pour les nazis, si gênés avec la religion catholique et ses origines judéo-orientales, le 24 décembre reste tout de même la veille de Noël.

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De 1936 à sa chute en 1945, Hugo Jaeger était le photographe personnel d'Adolf Hitler. Durant la veillée de Noël 1941, le photographe se trouvait parmi les plus hauts dignitaires du parti pour capturer en photo couleur (technique qu'il était l'un des rares à utiliser à l'époque) la soirée. L'histoire veut qu'avant de se rendre aux Américains à la fin du conflit, il enterrera ses clichés scellés à l'intérieur de douze bocaux en verre dans la banlieue de Munich. Il les excavera en 1955 avant de les vendre dix ans plus tard au magazine LIFE. Le journal de photo-reportage américain ne diffusera qu'en 2009 certains de ses clichés.

Autour d'Adolf Hitler, Hermann Göring et des autres huiles de la dictature, les pourtours des immenses tablées éclairées à la bougie et ornées de branches de sapin sont peuplés de centaines (milliers ?) de membres du parti nazi. On note l'absence totale de femmes. Au-dessus de la table d'honneur, la masse épineuse d'un vénérable conifère surplombe les chemises brunes et les brassards rouges et noirs.

Ein Volk, ein Reich, ein Noël

Veillée de Noël, d'accord. Mais ce qui frappe davantage que les boules et les guirlandes, c'est l'omniprésence des svastikas. Des brassards portés par chacun des milliers de membres présents jusqu'aux rideaux rouge sang qui tapissent les hauts murs de la salle. Eh oui, compliqué de fêter la naissance du prophète juif Jésus quand on base les fondements de son régime sur des théories néo-païennes et qu'on envoie des expéditions à la recherche de Thulé, berceau imaginaire de la naissance de la (non moins imaginaire) race aryenne.

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Pourtant, au lieu d'empêcher des millions d'Allemands de fêter Noël, Hitler et Goebbels se servent de la tradition de générosité de la fête et encouragent leurs compatriotes à envoyer cartes et cadeaux aux troupes qui combattent dans l'enfer blanc du front russe. Entrée en guerre des États-Unis, résistance acharnée des soviétiques à quelques kilomètres de Moscou, début de l'extermination planifiée et méthodique des Juifs d'Europe... Dans cette grande salle aux milliers de convives, personne ne sait. Mais l'aube 1942 marque la fin des victoires pour le IIIè Reich.

Et Adolf Hitler, qui paraît visiblement préoccupé, vit sans nul doute son tout dernier joyeux Noël.

(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

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(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

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(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

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(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

(Crédits image : Hugo Jaeger/LIFE)

Par Théo Chapuis, publié le 10/12/2014

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