Malgré une fuite massive, le Nebraska approuve l’agrandissement de l’oléoduc Keystone XL

Malgré une fuite qui a causé le déversement de près de 800 000 litres de pétrole dans le Dakota le 16 novembre, l’État du Nebraska vient de donner son accord à l’agrandissement de l’oléoduc Keystone XL, dont la construction suscite depuis des années une vague de contestation aux États-Unis.

Enterré par Barack Obama, aussitôt ressuscité par Donald Trump. Le pharaonique et controversé oléoduc Keystone, qui traverse les États-Unis et le Canada, du Texas à l’Alberta, sera bien agrandi de 1900 kilomètres (sur un réseau déjà existant plus de 3 500 kilomètres). Le Nebraska a donné son accord lundi 20 novembre pour que le pipeline traverse ses contrées, écrit le New York Times. L’oléoduc devrait ainsi acheminer l’équivalent de 830 000 barils de pétrole par jour de l’État de l’Alberta, au Canada, vers le sud des États-Unis en suivant un nouveau trajet.

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Un projet coûteux et dangereux pour l’environnement

Un projet à 5,3 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros), qui divise vivement les États-Unis, partagés entre les défenseurs de l’environnement et les partisans des énergies fossiles. Depuis une décennie, les écologistes et les tribus indiennes qui vivent sur ces terres avertissent des dangers d’une telle installation.

Avec raison : le 16 novembre dernier, la société canadienne TransCanada, qui gère l’oléoduc, a annoncé la fuite de 800 000 litres de pétrole dans le Dakota du Sud, non loin de la réserve indienne de Lake Traverse. Si la fuite a été colmatée, le nettoyage pourrait durer des mois, sans parler de la pollution engendrée par les hydrocarbures répandus dans la nature et les sols.

Un avertissement concret qui ne semble pas avoir fait sourciller la Commission des affaires publiques du Nebraska chargée d’approuver le projet d’extension du pipeline. Ses membres assurent que cette méthode est la plus sûre pour transporter du pétrole (ce qui donne des frissons concernant les autres moyens de transport routiers déjà existants comme le train ou le camion).

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Les opposants à l’oléoduc Keystone XL ne sont pas résignés et continuent de lutter pour obtenir l’abandon de ce projet contraire aux engagements pris lors de la COP21.

Par Jeanne Pouget, publié le 21/11/2017

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