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La Station spatiale va assemble en direct son premier module d'habitation gonflable

Publié le

par Thibault Prévost

Le 26 mai, la Station spatiale internationale va déployer son premier module spatial gonflable, le BEAM, prévu pour durer deux ans. Et le gonfler en direct.

Le 26 mai, à 11 h 30 du matin (heure de Paris), la NASA va retransmettre en direct le gonflage du Bigelow Expandable Activity Module (BEAM) sur le flanc de la Station spatiale internationale  (ISS). Pourquoi tant de médiatisation pour un banal assemblage en orbite, me direz-vous ? Car le BEAM est tout simplement le premier module d'habitation spatial entièrement gonflable. Arrimé à la station orbitale depuis le 16 avril dernier et replié sur lui-même, le module expérimental se déploiera donc demain, sous les yeux ébahis des ingénieurs spatiaux de tous pays.

Car la technologie, développée par Bigelow Aerospace (une compagnie créée par un magnat de l'immobilier obsédé par le développement d'habitats gonflables), pourrait bien révolutionner notre vision du voyage spatial : le BEAM, une fois replié, tient dans un cylindre d'environ 2 mètres de long pour 2,50 mètres de diamètre et ne pèse que 1 300 kilos, quand un module comme Tranquility, auquel le BEAM est attaché, pèse 19 tonnes. Une fois gonflé, le ballon géant atteint une taille de 4 mètres de long et 3 mètres de diamètre, et les astronautes sont libres de se balader à leur guise dans le module pressurisé, "de la taille d'une petit chambre". Gonflable. Et en orbite.

Une solution viable pour les futurs voyages spatiaux

Conçu pour durer deux ans, le BEAM est encore majoritairement expérimental. Avant d'envisager la construction de ce type d'habitat spatial à plus grande échelle, il convient de savoir comment il se comporte dans l'espace. Plus précisément, sa capacité de résistance aux radiations, aux débris orbitaux, aux astéroïdes et à la vitesse (l'ISS se déplace autour de la Terre à environ 27 000 kilomètres/heure). Quatre fois par an, les astronautes rentreront dans le module pour aller collecter les relevés de pression, de température, et vérifier si le ballon ne fuit pas quelque part. Et si les chercheurs de la NASA y voient une solution viable pour les futurs voyages spatiaux,  nul doute que Robert Bigelow, lui, envisage probablement l'ouverture d'un hôtel orbital.

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