Moussa, l'humanitaire de BarakaCity incarcéré au Bangladesh, est libre

L'humanitaire de l'ONG BarakaCity a été libéré. Il doit néanmoins encore attendre avant de pouvoir quitter le Bangladesh.

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© BarakaCity

Il a passé deux mois dans les geôles du Bangladesh, il est désormais libre. L'humanitaire Moussa, dépendant de l'ONG islamique BarakaCity, va pouvoir rentrer en France. Sa libération a été annoncée par l'association sur Twitter, mardi 1er mars. Selon le quai d'Orsay, Moussa est en liberté conditionnelle et n'a pour l'instant pas l'autorisation de quitter le territoire bangladais.

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BarakaCity écrit dans son communiqué, assorti de photos de l'humanitaire :

"Le président de BarakaCity l'a eu au téléphone, il vous remercie tous. Moussa n'a pour l'instant pas la possibilité de quitter le territoire. Notre équipe, présente depuis un mois, continue de se battre pour le ramener en France le plus rapidement.

Moussa est content, sourire aux lèvres, épuisé par ses deux mois d'incarcération, il retrouve enfin les siens."

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Moussa Ibn Yacoub, de son vrai nom Maxime Puemo Tchantchuing, a été emprisonné le 22 décembre dans le sud du Bangladesh. Il était parti dans ce pays au nom de l'ONG BarakaCity pour entrer en contact avec la communauté musulmane Rohingya, victime de persécutions. Les autorités bangladaises le soupçonnaient "d'activités suspectes" et "d'avoir utilisé une fausse identité", son nom d'usage musulman étant différent de celui figurant sur son passeport.

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Une campagne #FreeMoussa sur les réseaux sociaux

Son incarcération a donné lieu à une vague de soutien en ligne, à travers le hashtag #FreeMoussa. Lors des Victoires de la musique, le rappeur Nekfeu avait eu une pensée pour lui, réclamant sa libération.

L'humanitaire a aussi été, malgré lui, au cœur d'une polémique médiatique au mois de janvier. Sur le plateau de Canal+, le président de l'association, Idriss Sihamedi, avait tenu des propos ambigus sur l'organisation terroriste État islamique, invoquant Israël et le judaïsme pour esquiver une question.

À ses côtés sur le plateau de l'émission, la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avait eu du mal à cacher sa gêne, déclarant :

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"Je crois que c’est une association qui porte une façon de voir les choses qui n’est pas la mienne et qui me met aussi mal à l’aise sur votre plateau, alors je ne rajouterai rien.”

Par Ariane Nicolas, publié le 01/03/2016

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