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La moitié des lions d’Afrique pourrait disparaître d’ici 20 ans

Publié le

par Jeanne Pouget

Getty

Il ne reste que 20 000 lions sur le continent africain, soit 10 fois moins qu’au siècle dernier. Et les résultats alarmants d’une étude publiée récemment concluent que la moitié d’entre eux pourrait disparaître dans les deux prochaines décennies.

Source : iStock

Une revue scientifique américaine a mené l’enquête pendant 20 ans. Et son constat est sans appel : hormis dans 4 pays, les félins déclinent sur l'ensemble du continent. Outre le braconnage sévère auquel ils sont confrontés – on se souvient de l’affaire du lion Cecil l’été dernier – , d’autres facteurs viennent affaiblir la survie du plus grand carnivore d’Afrique.

L’homme, le plus grand des prédateurs

Actuellement, les populations de lions sont très concentrées car contenues dans des parcs ou des réserves. Menacé par les activités humaines, leur écosystème naturel est devenu au fil des années impropre à leur survie. Ainsi, les zones d’habitat des lions s’amenuisent car elles sont transformées en terres de culture ou de pâturage. Parallèlement, leurs ressources alimentaires déclinent car le gibier dont ils se nourrissent est abattu par des chasseurs.

D’autre part l'abattage, souvent illégal, est toujours pratiqué. Les fermiers locaux abattent les lions qui s'attaquent à leur bétail ; la chasse au trophée coûte cher à contrôler ; et le commerce illégal de leurs os et organes à destination des pays asiatiques pour leurs prétendues vertus curatives demeure.

Même dans les parcs nationaux où ils sont protégés, les lions sont parfois victimes de contaminations ou de virus. Dans les années 1990 un tiers des lions du parc national du Serengeti est mort à la suite de la contraction d’une maladie virale contagieuse, et des cas de tuberculose se sont propagés dans le parc national Kruger en Afrique du Sud.

Malgré tout, ces populations de lions ne sont pas classées comme à risque à part en Afrique de l’Ouest où il est déjà considéré « en grand danger d’extinction », selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Et contrairement à d'autres espèces, aucun transfert préventif à grande échelle n'est effectué afin de diminuer le risque de perte du patrimoine génétique.

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